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Rappacinis Tochter de Aeternitas

À l’heure de la réouverture des théâtres en France, on parlera théâtre à Culture METAL ! Voilà trop longtemps qu’est restée vide la rubrique « Théâtre » du webzine. À croire qu’il n’existe pas de corrélation entre le théâtre et le metal. Pourtant, je m’obstine et garde la rubrique « Théâtre » au menu de Culture METAL. Alors pourquoi ?

Aujourd’hui, je vous parlerai du (g)roupe ou de la (t)roupe) allemand(e) de metal symphonique et gothique : Aeternitas.

Le groupe de metal gothique allemand puise son inspiration dans la littérature américaine du XIXe siècle avec des auteurs tels Edgar Allan Poe et Nathaniel Hawthorne. Ce dernier considérait l’étude des mythes classiques, essentielle à la compréhension de la littérature anglaise et américaine. Par ailleurs, Aeternitas est la personification divine de l’éternité dans la mythologie romaine. 

Aeternitas, le groupe allemand de metal gothique et symphonique a été fondé par Anja et Alex Hunzinger en 1999 à Lübeck (Schleswig-Holstein) dans le nord de l’Allemagne. Le groupe est aujourd’hui toujours formé par son noyau et duo fondateur : la claviériste Anja Hunzinger et le guitariste/chanteur Alexander Hunzinger, mais aussi par le chanteur Oliver Bandmann depuis 2003, le batteur Frank Mölk depuis 2004, le guitariste Daniel T. Lentz (guitare « lead ») depuis 2005, et par le bassiste Rick Corbett et la chanteuse Julia Marou depuis 2017. Le groupe de metal gothique et symphonique a déjà sorti cinq albums : Requiem chez Godz Greed Records en 2000, La Danse Macabre chez Armageddon Music en 2004, Rappacinis Tochter – Gesamtwerk chez Danse Macabre en 2009, House of Usher en 2016 et Tales Of The Grotesque en 2018 chez Massacre Records. Le groupe allemand a récemment signé avec le label italien Worm Hole Death et sortira prochainement son nouvel et sixième album dont le titre a déjà été révélé : Haunted Minds. En l’attendant, voici un retour sur l’œuvre Rappacinis Tochter de Aeternitas : une comédie (ou tragédie ?) musicale metal.

Titre du troisième album de Aeternas, mais aussi titre du spectacle musical metal du groupe de metal symphonique ; groupe qui s’est transformée à l’occasion en troupe de théâtre gothique, Rappacinis Tochter – Gesamtwerk adapte musicalement et théâtralement la nouvelle de Nathaniel Hawthorne, Rappaccini’s Daughter. Il s’agit d’une adaptation musicale et théâtrale en langue allemande dans le registre gothique de la nouvelle littéraire fantastique de l’auteur américain.

Le spectacle a été joué de 2008 à 2011 et reste aujourd’hui visible en DVD dans son intégralité et  sur YouTube pour quelques extraits.

https://www.metal-archives.com/albums/Aeternitas/Rappacinis_Tochter/385554

 

Pour ceux qui ont eu la chance de voir (ou la malchance de ne pas voir) Aeternas en concert avec Lordi lors du KillecTour 2020 à Nantes, ou ailleurs en France et en Europe.

Aeternitas
Anja Hunzinger en concert avec Aeternas au Warehouse à Nantes le mardi 3 mars 2020 📸 Jeremie Foucher de Circle Pit Of Photography pour Culture METAL

La galerie photo intégrale et le live-report de la soirée Aeternas/Flesh Roxon/Lordi au Warehouse seront publiés dans la foulée sur Culture METAL. Restez à l’affût !

 

 

 

Avatar au Stereolux

« Un spectacle digne du théâtre shakespearien à la Thomas Jolly. » Culture METAL

Le groupe de nu-metal grand-guignolesque suédois originaire de Göteborg, s’est lancé dans une deuxième tournée française et européenne ; deuxième tournée promotionnelle du dernier album en date du groupe, Avatar Country, qui est sorti voici un an déjà (depuis le 12 janvier 2018). Ainsi, Avatar s’est produit le vendredi 25 janvier 2019 au Stereolux à Nantes. La date nantaise était affichée SOLD OUT depuis plusieurs semaines déjà, comme d’ailleurs plusieurs autres dates de la tournée européenne du groupe. Or, Culture METAL (votre webzine préféré) a eu l’honneur d’y être accrédité en mode photo. Je remercie d’ailleurs au passage O Spectacles pour l’accréditation. Lire la suite

Thyeste de Sénèque, par Thomas Jolly et la Piccola familia

            Ce petit article a des airs de hors-série, mais il n’a rien d’hors-sujet ! Hier soir, au théâtre de l’Archipel à Perpignan, la mise en scène de cette pièce latine m’a purement scotchée et je n’ai qu’un mot pour traduire mon impression d’ensemble : c’était carrément métal !

            Prenez l’histoire, totalement dérangeante, qui ferait frémir les créateurs de Game of Thrones : ce sont deux frères, les fils de Tantale, qui se haïssent ; Atrée surtout, imagine la vengeance la plus terrible qu’un esprit (in)humain ait conçue, contre son frère Thyeste qui lui a volé sa femme et son trône par le passé. Il feint la réconciliation, mais sacrifie rituellement les propres enfants de Thyeste et, lors d’un banquet en l’honneur de leur fraternité retrouvée, il les lui fait manger… Des thématiques on ne peut plus death metal et autre goregrind… Le récit du démembrement des victimes par la Messagère est insoutenable (Cattle Decapitation n’a qu’à bien se tenir !) et la scène du repas, entre bouches teintées de sang et hoquets d’horreur, parfaitement écœurante.

            Prenez maintenant la mise en scène. Grandiose : le décor est dominé par les monumentales tête, statufiée dans une expression de terreur, et main, tendue vers l’objet du supplice – et vers nous – de Tantale, renversées sur le côté, qui culminent jusqu’à quatre mètres de haut. Des cordes les entourent et, comme nous le découvrirons plus tard, des guirlandes de lumières blanches. L’atmosphère est lourde, chargée d’une fumée diffuse. Les premières scènes vous glacent vraiment le sang : Tantale semble une chose visqueuse et verdâtre qui vous regarde comme un possédé, tandis que la voix rauque quasi saturée de la Harpie prononce une sentence avec une force implacable. Des créatures sournoises se faufilent sur les éléments du décor, avec leurs visages grimés façon corpse paint d’où pendouillent des lambeaux rouges.

            La seule entorse est l’originalité (un peu forcée ?) de la comédienne récitant sous forme de rap le texte du Chœur (mais après tout, le métal se marie bien avec le rap, n’est-ce pas ?). De la musique, il y en a aussi en ouverture notamment, orchestrale, flippante, façon black sympho. Il y a des jeux de lumière esprit metal indus, des costumes baroques inquiétants à la Fleshgod Apocalypse, et l’ensemble est sombre, noir, définitivement dark. On redécouvre la noirceur de l’apparemment inoffensif Sénèque.

            On reste pétrifié pendant deux heures trente, horrifié, mais aussi subjugué par le jeu habité des comédiens qui vous hante d’un malaise durable… pour une fois, amateurs de métal, au lieu d’un concert : allez au théâtre !

Lien vers l’article original sur stairway2hell.over-blog.com

 

 

N.B : Tyeste de Sénèque par Thomas Jolly au Grand T à Nantes en novembre

Me 14 Nov – 20:00
Je 15 Nov – 20:00 
Ve 16 Nov – 20:30
Sa 17 Nov – 17:30
Lu 19 Nov – 20:30
Ma 20 Nov – 14:00

http://www.legrandt.fr/spectacles/thyeste

Mon « Parcours En Scène » 2016

Sur le mois de novembre 2016, Culture METAL suit [et poursuit tel un pêcheur qui sait qu’il va à la pêche en vain (la péche(r) au vin) et qu’il en reviendra bredouille mais qui y va quand même !] son ‘Parcours en Scène’ sur la vingtième édition de Mettre en Scène, le festival international de théâtre et de danse de Rennes Métropole. Passons la présentation du festival… Assez de représentations ! Culture METAL ne donne pas trop son avis, dit-on… Attention, article acerbe – pas à gerbes ! Quand on dit qu’on lance les fleurs, pourquoi pas des gerbes, on en dépose bien ? Lire la suite

J.K. Rowling et l’enfant maudit

J.K. Rowling, auteur de la célèbrissime saga Harry Potter avait annoncé voici quelques années qu’elle n’écrirait pas de suite au 7e tome de la saga. Néanmoins, le 8e tome de la saga Harry Potter and the Cursed Child sort sous forme de pièce de théâtre en librairie dix-neuf ans après, à la fois dans l’histoire de son auteur JK Rowling : dix-neuf ans depuis la sortie du premier tome de la saga, Harry Potter and The Philospher’s Stone en librairie en 1997, et dans l’histoire de son personnage Harry Potter : dix-neuf ans après sa victoire contre Lord Voldemort ; là où l’épilogue du 7e tome Harry Potter and The Deathly Hallows, nous avaient laissés.

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Mon parcours mythomaniaque

Mon parcours mythomaniaque sur un festival rennais très bobo, où mieux vaut être friqué pour en profiter (ou même pour juste y participer). Lire la suite

20 ans de Mythos !

« Trait d’union entre Mettre En Scène et les Trans Musicales » Mael  Le Goff, directeur artistique de Mythos décrit ainsi son festival et l’inscrit dans le paysage des gros festivals rennais entre théâtre et musique. En avril 2016, Mythos souffle ses 20 bougies comme Mettre En Scène d’ailleurs en novembre 2015. Lire la suite

Timon/Titus

J’ai assisté à la première de Timon/Titus le vendredi 20 novembre 2015 au Théâtre National de Bretagne, salle Vilar.

La pièce prend pour prétexte littéraire deux œuvres de Shakespeare Timon d’Athènes et Titus Andronicus, mais l’œuvre de Shakespeare n’est pas moins mise en scène que l’ouvrage de David Graeber, anthropologue américain, Dette, 5000 ans d’histoire. Or, quel lien unit Shakespeare à Graeber ? Le collectif OS’O réplique : la dette !

Dès le début du spectacle, le thème est donné ainsi que le ton : on traitera de la dette, sujet somme toute grave, mais de manière grand-guignolesque. Lire la suite

3e semaine du festival Mettre En Scène mon « parcours en scène »

La 20e édition festival international de théâtre et de danse Mettre En Scène se terminait à Rennes dans le contexte des attentats de Paris, avec à l’affiche, encore beaucoup de spectacles. Aussi, je vous présente « mon parcours en scène » sur la 3e semaine de la 20e édition du festival Mettre En Scène.

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