La sortie nationale en salles du premier long-métrage du rennais Paul Manate, était prévue le mercredi 15 avril 2020. En raison de la crise sanitaire actuelle, la sortie au cinéma de L’Oiseau de Paradis distribué en salles par UFO Distribution ne se fera peut-être pas. En compensation, le film est sorti en VOD avant-hier, le dimanche 24 mai 2020, sur diverses plateformes : Universciné, CanalVOD, iTunes, Google, La Toile, Microsoft, Orange, RakutenTV, Vidéofutur.

L’Oiseau de Paradis a été projeté en salle en avant-première au Ciné TNB à Rennes le dimanche 16 février 2020 dans le cadre du Festival Travelling. La projection était suivie d’une rencontre avec Paul Manate. J’ai eu l’opportunité d’assister à cette séance (projection et rencontre).

Le réalisateur rennais a le mérite d’avoir tourné son premier long-métrage à Tahiti, son île natale. C’est d’ailleurs l’un des rares films à avoir été tourné en Polynésie et à avoir engagé un casting polynésien. Il s’agirait aussi du premier film tahitien.

« L’Oiseau de Paradis raconte un conte mystique et contemporain sur le plus beau des paradis perdus, un Tahiti métisse, intime et légendaire. Teivi, jeune assistant parlementaire métis de ving-cinq ans, recroise un jour Yasmina, une lointaine cousine maorie aux pouvoirs mystiques qui lui fait une étrange prédiction : « Tu vas mourir… Je te sauverai. » »

Aussi, j’étais emballée à la lecture du synospis car je m’attendais à un film fantastique, « à un conte mystique et contemporain » et j’ai d’ailleurs été confortée dans mon idée au début du film, lorsqu’une voix off raconte la légende d’une ogresse sur le ton d’un conte horrifique. A la fin du film, je suis restée perplexe, « sur ma faim » (celle de l’ogresse ?) parce qu’il ne m’a pas semblé abouti alors qu’il aborde plein de questions ; des questions politiques, sociales, culturelles dans un enrobage fantastique autour de Tahiti. Il s’agit certes, d’un premier long-métrage. J’étais partagée, à la fois ravie d’avoir vu d’aussi belles images de Polynésie, mais cependant, pas convaincue du propos du film. Bref, je me sentais dans un entre-deux. Les Inrocks ont d’ailleurs titré leur critique en date du 19 mai 2020 : « L’Oiseau de Paradis : un film mi-fantastique, mi-ennuyeux ». Lors de la rencontre Travelling avec Paul Manate, j’ai redoublé de perplexité. Ce que j’avais ressenti des personnages était quasi à l’inverse des intentions qu’il leur avait insufflés. J’avais éprouvé de la sympathie pour Teivi alors qu’il est décrit par Paul Manate lui-même, comme antipathique. Soit j’ai l’esprit tordu, soit je n’ai rien compris. C’est un film que je reverrai donc à l’occasion avec attention, car je n’aime pas être partagé dans un perplexe entre-deux face à un film. Est-ce moi spectatrice qui ai manqué quelque chose ou est-ce son auteur ? Ai-je apprécié le film à sa juste valeur ?

Un oiseau de paradis est le nom vernaculaire donné, en zoologie à diverses espèces d’oiseaux à plumage spectaculaire. C’est aussi en botanique, le nom donné par analogie à quelques plantes et en astronomie, le nom donné à une constellation méridionale. Enfin, au cinéma, c’est le titre qui a été donné à plusieurs films.

L’Oiseau de Paradis ; Paul Manate, réalisateur et Colette Quesson, productrice
France, 2020, 1:26, Couleur, À Perte de Vue Production, UFO Distribution.
Avec Sebastian Urzendowsky (Teivi), Blanche-Neige Huri (Yasmina), Patrick Descamps (le
député Gilot)

PS : Les cinémas rouvrent en France le lundi 22 juin 2020.

Référence :

https://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/loiseau-de-paradis-un-film-mi-fantastique-mi-ennuyeux/