La sortie nationale en salles de L’Oiseau de Paradis, le premier long-métrage du rennais Paul Manate, était prévue le mercredi 15 avril 2020. En raison de la crise sanitaire actuelle, la société de production rennaise du film A perte de vue l’a sorti en VOD, le dimanche 24 mai 2020, sur diverses plateformes : Universciné, CanalVOD, iTunes, Google, La Toile, Microsoft, Orange, RakutenTV, Vidéofutur… Aussi, le distributeur indépendant du film UFO Distribution l’a sorti en salles le mercredi 29 juillet à Paris, Lyon et Cancale.

L’Oiseau de Paradis a été projeté en salle en avant-première au Ciné TNB à Rennes le dimanche 16 février 2020 dans le cadre du Festival Travelling. La projection était suivie d’une rencontre avec Paul Manate. J’ai eu l’opportunité d’assister à cette séance (projection et rencontre).

L’Oiseau de Paradis sera à nouveau projeté en salle pour une séance exceptionnelle au Ciné TNB à Rennes en partenariat avec Clair Obscur le mardi 15 septembre 2020. La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur Paul Manate et le compositeur Olivier Mellano.

https://www.t-n-b.fr/programmation/avec-vous/rencontre-loiseau-de-paradis

Le réalisateur rennais d’origine polynésienne a le mérite d’avoir tourné son premier long-métrage durant l’été 2018 à Tahiti, son île natale. C’est d’ailleurs l’un des rares films à avoir été tourné en Polynésie et à avoir engagé un casting polynésien. Il s’agit d’un premier film, un film de genre, mais aussi du premier film tahitien.

« L’Oiseau de Paradis raconte un conte mystique et contemporain sur le plus beau des paradis perdus, un Tahiti métisse, intime et légendaire. Teivi, jeune assistant parlementaire métis de ving-cinq ans, recroise un jour Yasmina, une lointaine cousine maorie aux pouvoirs mystiques qui lui fait une étrange prédiction : « Tu vas mourir… Je te sauverai. » »

Aussi, j’étais emballée à la lecture du synospis car je m’attendais à un film fantastique, « à un conte mystique et contemporain » et j’ai d’ailleurs été confortée dans mon idée au début du film, lorsqu’une voix off raconte la légende d’une ogresse sur le ton d’un conte horrifique. A la fin du film, je suis restée perplexe, « sur ma faim » (celle de l’ogresse ?) parce qu’il ne m’a pas semblé abouti alors qu’il aborde plein de questions ; des questions politiques, sociales, culturelles dans un enrobage fantastique autour de Tahiti. Il s’agit certes, d’un premier long-métrage. J’étais partagée, à la fois ravie d’avoir vu des images pittoresques de Polynésie, mais cependant, pas convaincue du propos du film. Bref, je me sentais dans un entre-deux... Lors de la rencontre Travelling avec Paul Manate, j’ai redoublé de perplexité. Ce que j’avais ressenti des personnages était quasi à l’inverse des intentions qu’il leur avait insufflées. J’avais éprouvé de la sympathie pour Teivi alors qu’il est décrit par Paul Manate lui-même, comme antipathique. Soit j’ai l’esprit tordu, soit je n’ai rien compris.

De L’Oiseau de Paradis de Paul Manate, j’avais le sentiment d’avoir raté quelque chose ; un sentiment qui m’a été confirmé par un second visionnage au Ciné TNB, sept mois après, hors du contexte du festival Travelling. Le jugement de nous autres, journalistes est parfois altéré dans les festivals de cinéma, parce qu’on visionne souvent beaucoup de films très différents les uns des autres. Je n’avais pas aimé ne pas l’aimer.

Un oiseau de paradis est le nom vernaculaire donné, en zoologie à diverses espèces d’oiseaux à plumage spectaculaire. C’est aussi en botanique, le nom donné par analogie à quelques plantes et en astronomie, le nom donné à une constellation méridionale. Enfin, au cinéma, c’est le titre qui a été donné à plusieurs films.

L’Oiseau de Paradis ; Paul Manate, réalisateur et Colette Quesson, productrice
France, 2020, 1:26, Couleur, À Perte de Vue Production, UFO Distribution.
Avec Sebastian Urzendowsky (Teivi), Blanche-Neige Huri (Yasmina), Patrick Descamps (le
député Gilot)

Référence :

https://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/loiseau-de-paradis-un-film-mi-fantastique-mi-ennuyeux/