Dagoba, le groupe de metal marseillais, était l’un des groupes à représenter la scène metal française sur la MainStage 02 « 100% française » du Hellfest, le vendredi 21 juin 2019 (17h40-18h30).

✍️ 📸 Voici un retour en images et en impressions sur le concert et la conférence de presse de Dagoba au Hellfest par Culture METAL. 🤘

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Dagoba a été formé voici vingt-deux ans maintenant, par Shawter au chant et Werther à la basse en 1997. Aujourd’hui, Dagoba est formé de Shawter, Werther, Nicolas Bastos à la batterie (depuis 2016) et Richard de Mello à la guitare (depuis 2017). En vingt ans de carrière, le combo marseillais a sorti sept albums : un premier album éponyme en 2003, What The Hell Is About en 2006, Face The Colossus en 2008, Poseidon en 2010, Post Mortem Nihil Est en 2013, Tales Of The Black Down en 2015 et Black Nova en 2017. Dagoba s’était produit déjà à quatre reprises au Hellfest : en 2006 sur la Hard’n Heavy Stage, en 2009 sur la MainStage 01 puis en 2011 et en 2014 sur la MainStage 02 ; enfin en 2019 sur la MainStage 02 100% française.

En concert au Hellfest le vendredi 21 juin, Dagoba nous a servi la même setlist qu’à la Nuit de l’Enfer au Zénith de Nantes, le 30 avril (la date ultime du Hellfest Warm Up Tour 2019) mais avec quelques titres en moins. Le temps qui leur est imparti sur la MainStage 02 du Hellfest est de 50 minutes et ça passe très vite ! L’intro Bram Stocker’s Dracula accompagne l’entrée en scène des musiciens : d’abord Bastos à la batterie, ensuite Ritch à la guitare, Werther à la basse, enfin Shawter au chant. Au premier riff, le public démarre au quart de tour en circle pit. Or, serait-ce mon ressenti, le concert ne m’embarque pas aussitôt. Pourtant, I, reptile, le premier morceau qui est exécuté est l’un de mes préférés de Dagoba. J’étais au devant de la scène en train de faire des photos. Puis, Interlude : Tenebra, l’intro de Black Nova, le dernier album en date et le meilleur de Dagoba à mon humble avis, se fait entendre. C’est là qu’à mon sens, le concert démarre et c’est avec vigueur que sont exécutés Inner Sun, puis The Infinite Chase, deux excellents morceaux issus de Black Nova. Je lâche mon appareil photo et me laisse embarquer par Dagoba. S’enchaîne When Winter… Puis, Shawter interpelle le public du Hellfest : « Y’en a qui étaient là en 2014 ? Vous aviez été très bons. En 2019, il va falloir faire excellent. » Tout le monde sait à quoi il fait allusion : la fosse de la MainStage 02 s’ouvre. Shawter fait signe au public. « Séparez-moi cette putain de fosse en deux ! » Puis, Werther crie « Jusqu’au poteau ! Tout le monde s’écarte. », « Plus loin ! Plus loin ! » encore et encore. Le public s’exécute : la fosse s’ouvre en une énorme brèche depuis la crash carrière jusqu’à la régie. Shawter regarde son public avec majesté. Et Dagoba lance The Sunset Curse. D’un signe de Shawter, la foule se rassemble en un immense Wall of Death qui semble être chorégraphié. C’est juste impressionnant ! Une exclamation de surprise m’échappe. Je savoure le moment. Pourtant, le wall of death d’avant The Sunset Curse n’aura, semble-t-il pas suffit, le public en refait un deuxième très rapidement et tout aussi grand juste après The Sunset Curse et avant The World Within qui sonne le glas du concert. En bref, Dagoba a donné au Hellfest un concert à la hauteur de sa réputation.

Setlist Dagoba Hellfest 2019
 
Bram Stocker’s Dracula (from tape)
I, reptile
Face the colossus
Black Smokers (752 Farenheit)
Interlude : Tenebra (Black Nova) (from tape)
Inner Sun
The Infinite Chase
When Winter…
The Sunset Curse
The World Within

 

Dagoba @ Hellfest 2019 - conf' 5

Le lendemain, le samedi 22 juin 2019 à 17h, Dagoba donnait une conférence de presse au Hellfest, que j’ai ainsi lancée :

Amandine : Bonjour Dagoba ! Ici, Amandine Briche pour Culture METAL. Bravo pour votre prestation d’hier. Je crois qu’en terme de wall of death, vous avez explosé votre record de 2014. Ça faisait cinq ans que vous n’aviez pas joué au Hellfest. Là, vous revenez en force. Y’a eu la Warm Up. Entre-temps, vous êtes allés faire une tournée en Asie. Ça va ? Vous n’êtes pas trop fatigués ?

Shawter : Ça va. Disons qu’il n’y a pas eu beaucoup de jours de repos entre la tournée asiatique et le Hellfest. Mais le fait de se retrouver dans un environnement énergisant comme celui-ci, ça remet les pendules à l’heure.

Amandine : Et justement, qu’est-ce que ça fait de revenir jouer au Hellfest cinq ans après ? J’aimerais que vous reveniez sur vos impressions sur votre concert d’hier et que vous reveniez aussi sur l’expérience de la Warm Up.

Shawter : Revenir au Hellfest, c’est un grand honneur pour nous car c’est la grand messe de notre courant musical en France. Les années qui ont suivi 2014, on a eu la proposition de venir ici, mais on était déjà convoqués ailleurs. Mais le fait qu’ils nous fassent encore confiance et qu’ils nous mettent à un si bon horaire et sur une si belle scène, c’était vraiment très gratifiant et on remercie le Hellfest pour ça. On les remercie d’autant plus qu’il nous ont fait confiance pour animer ce Warm Tour qui a pour vocation d’exporter, en tout cas de faire profiter à toute la France de l’état d’esprit et de l’expérience Hellfest, c’est vraiment très gratifiant pour nous.

Amandine : La date au Zénith de Nantes, notamment.

Shawter : Notamment.

Werther : Toute l’expérience Warm Up a été très enrichissante. On était vingt-et-un sur la route, une équipe menée de main de fer par Alex Rebecq et Victor. Ça nous a permis de lier des liens très importants, de redécouvrir des gens. Ça a permis que les gens viennent dans les salles, avec toute la déco Warm Up, toute la déco Hellfest au Zénith de Nantes. Ce n’est pas tous les jours qu’il y a un plateau de groupes français qui fait toute une scène sur une mainstage et surtout un Zénith de Nantes avec 6 500 personnes. Je pense que ça laisse un bel avenir au metal en France.

Gilles Lartigot : On se connaît bien vous et moi. 98, Release The Fury, Marseille, Studio Hyperion. Petite émotion, Werther, je te comprends. Moi, j’ai eu une grosse émotion – ces gars-là, je les connais depuis vingt ans – lorsque je les ai vus sur scène hier soir. Ils sont arrivés là où ils voulaient arriver. Est-ce que pour vous, ce concert-là est un aboutissement par rapport à vos débuts, justement ?

Shawter : Effectivement, se retrouver face à tant de public sur la grand messe du metal en France, pouvoir exposer notre musique à tout ce public, c’est quelque chose d’incroyable. Comme tu viens de le dire, on se connaît depuis longtemps, tu sais que quand on a commencé, qu’on n’avait pas encore sorti la moindre démo, c’était un peu notre ambition, donc effectivement on peut parler d’un rêve éveillé. On voulait être là, on est là. Et c’est tout simplement incroyable.

Gilles Lartigot : Vous êtes là par votre volonté, par votre talent, mais aussi par votre professionnalisme.

(…)

Marc, Radio AlterNantes FM : Par rapport au paysage musical français, comment avez-vous fait pour vous hisser au-dessus de tout ce maillage musical, nationalement puis internationalement ?

Shawter : Si on fait un retour en arrière sur la création du groupe, on fait partie d’une génération où le metal chanté en français avait vraiment la part belle avec notamment la Team Nowhere qui faisait toutes les couvertures et les pages des magazines parisiens. C’est vrai que ça a été à l’époque un choix polémique de choisir l’anglais comme langue pour nos chansons. Au départ, artistiquement, je n’ai jamais su faire sonner le français comme d’autres groupes peuvent le faire. En plus, on a très vite pris conscience que la musique est un langage universel, qu’elle que soit la ville d’origine, si elle est composée et interprétée avec sincérité, elle peut être entendue et appréciée par n’importe qui dans le monde. On a aussi pris conscience très rapidement qu’on venait de Marseille et de France. Il faut quand même se replonger vingt-cinq ans en arrière lors de la création du groupe. Le metal, c’était vraiment une musique de niche à l’époque ; y’avait pas de Hellfest, y’avait rien pour nous représenter. On a vite compris qu’on ne serait jamais millionnaires en dollars, donc on s’est dit que la richesse, ça pouvait être les voyages. Ça a été très tôt une volonté d’exporter le groupe à l’étranger et de faire voyager le groupe mais aussi notre équipe technique. Aujourd’hui, on ne peut que se féliciter de ce choix puisqu’on part pour le monde, on exporte le metal français au-delà de nos frontières. On n’est toujours pas millionnaires. Par contre, on voyage énormément et ça c’est une grande richesse.

(…)

Olivier pour HellZine Magazine, Belgique : Avez-vous un nouvel album en préparation ?

Shawter : On a pour habitude de composer en permanence. Le prochain album est bien avancé dans la composition. Ce qui définira sa date de sortie, c’est la continuité de la tournée Black Nova qui s’annonce entre trépidante. Par chance, on est encore demandé à travers le monde. Donc on va assumer ces demandes, comme on l’a toujours fait. Aller la rencontre de nos fans où qu’ils soient a toujours été notre priorité. Quand les gens en auront marre de Black Nova, on vous présentera notre prochain bébé.

Werther : On va annoncer bientôt encore dix-sept dates jusqu’à la fin de l’année, de septembre à décembre. On a déjà le calendrier qui se remplit énormément pour l’année 2020 avec des festivals en France, à l’étranger, en Europe et on travaille sur d’autres tournées étrangères.

(…)

« L’institution Dagoba est au-dessus de l’individu. » – Shawter

C’est ainsi qu’il a conclut la conférence de presse de Dagoba au Hellfest 2019.

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