« On June 6, 1992, Bergen’s Fantoft Stave Church, an impressive and historically signifiant twelfth-century building, was attacked by arsonists, the wooden structure soon giving way to the flames and burning to the ground. » Dayal Patterson, Black Metal : Evolution Of The Cult, Feral House, 2013 (page 160)

Le 6 juin 1992 à 6h du matin (06/06 6:00 = 666), la Stavkirke de Fantoft à Bergen en Norvège a été incendiée par Varg Vikernes et des membres du Black Circle. D’où la publication de Culture METAL un 6 juin à 6h du matin, vingt-huit ans après les faits, où nous revenons sur l’histoire de Mayhem et de la scène black metal norvégienne avec le biopic Lords Of Chaos de Jonas Åkerlund.

Pourtant légendaire dans le milieu black metal, l’histoire du groupe Mayhem/Burzum et de la scène black norvégienne, est portée pour la première fois à l’écran par un ex-musicien de black metal, Jonas Åkerlund, aujourd’hui réalisateur de cinéma et de clips. Parce qu’il est destiné à un « Inner Circle« , un cercle d’adeptes restreint, l’univers du black metal n’avait guère intéressé le septième art de la même manière que le hard rock ou le metal mainstream, remarque le webzine Born To Watch (le site des films privés de ciné) http://borntowatch.fr/lords-of-chaos-plus-metal-tu-meurs/

Les faits dont s’inspire le film sont récents et l’un des protagonistes du film, Vikernes, est encore vivant. On dit même qu’il aurait été révolté d’avoir été joué à l’écran « par un Juif ». 

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Le film Lords Of Chaos a emprunté son titre au livre Lords of Chaos: The Bloody Rise Of Satanic Metal Underground (et en français Black Metal Satanique : Les Seigneurs du Chaos) écrit par Michael Moynihan et Didrik Søderlind, paru chez Feral House (Los Angeles) en 1998 aux États-Unis, puis traduit en français par Sylvia Rochonnat et paru chez Camion Blanc en France en 2005. Le livre Lords Of Chaos est très controversé car ses détracteurs lui reprochent d’être, je cite ici le webzine COREandCo « un livre gribouillé par des fans de BURZUM qui font l’apologie de leur idole le Count Kristian Varg Vikernes Grishnackh et de sa cohorte de fans dégénérés, ridicules vermisseaux sans talent. » https://www.coreandco.fr/chroniques/les-seigneurs-du-chaos-livre-407.html

Or, Jonas Åkerlund donne la parole à Euronymous qu’il a choisi tel le narrateur de son film. « Based on truth and lies« , il s’agit d’une oeuvre cinématographique et non d’un documentaire musical metal (d’un « rockumentaire ») ou d’une docu-fiction. C’est une fiction qui est fondée sur des faits réels… une descente aux enfers en trois actes : le suicide de Dead en 1991, les incendies criminels d’églises par Vikernes entre 1992 et 1993 et le meurtre de Euronymous par Vikernes en 1994. Jonas Åkerlund s’est permis quelques entorses à l’histoire – il s’agit de s’éloigner de la vérité pour s’en approcher – ce qui irrite certains ayatollahs, puristes et fins connaisseurs du mouvement black metal, mais rappelons-le, c’est une vision de cinéaste sur des personn(ag)es qu’il a fait protagonistes/antagonistes joués par des acteurs. Le film Lords Of Chaos s’appuie sur un casting anglo-saxon (et non scandinave) avec des dialogues en anglais. Saluons au passage Rory Culkin dans le rôle de Euronymous, Jack Kilmer dans le rôle de Dead et Emory Cohen dans le rôle de Varg Vikernes ! Toutefois, Jonas Åkerlund se montre d’une précision implacable dans la reconstitution d’évènements clés de la carrière du groupe puisqu’il s’est documenté d’images et de photographies d’époque et qu’il a tourné certaines scènes sur les lieux même des faits, en Norvège. Je souligne ici la qualité du travail sur l’image de cinéma et l’image d’archive dans toutes les scènes et surtout dans les scènes d’incendies d’églises. Sublime !

« Je voulais faire un film qui humanise ces jeunes, car les documentaires et les livres qui parlent d’eux les représentent tous en monstres, en démons. La vérité, c’est qu’ils étaient de très jeunes gens, animés par des passions très fortes. Ils ont monté des groupes, ont enregistré, ont créé leur propre label, ont ouvert des magasins de disques : c’est beaucoup de travail. Et puis ils ont incendié des églises et tué des gens…» Jonas Åkerlund, réalisateur du film Lords of Chaos

Contemporain (et quasi-compère) des principales figures de la scène black metal scandinave des années 80 et 90 et de Euronymous, de Dead et de Vikernes dont il raconte l’histoire dans son film Lords Of Chaos, Jonas Åkerlund naquit en 1966 à Stockholm en Suède et devint batteur du groupe de black metal culte suédois Bathory à ses débuts. Jonas Åkerlund se tourna enfin vers une carrière de réalisateur de clips et de films indépendants à l’instar de Spun (2002), Des Cavaliers de l’Apocalypse (2009) et de Small Apartments (2012). Jonas Åkerlund a réalisé des clips d’abord amateurs puis professionnels jusqu’aux grosses productions pour Madonna, Metallica, Lady Gaga, Pink, U2, Rammstein ou The Prodigy dont le célèbre Smack my Bitch Up. D’ailleurs, dans son premier clip, Bewitched pour le groupe Candelmass en 1988, Jonas Åkerlund fit jouer Dead, le chanteur de Mayhem auquel il rendra hommage trente ans plus tard dans son film Lords Of Chaos en 2018. Comble de l’ironie.

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« Une œuvre brute et brutale » ; « Une œuvre metal et non musicale » Fais pas genre 👉 https://faispasgenre.com/2018/12/lords-of-chaos-critique/

« We are Lords Of Chaos ! » Dead

Le film Lords Of Chaos raconte le mythe fondateur du black metal norvégien : l’histoire somme toute classique des « deux frères » amis puis ennemis (ou antagonistes) ; deux binômes de « frères » dont l’un (ne) survit (pas) à l’autre. Dans le premier binôme de « frères » (Dead et Euronymous), Dead se suicide puis dans le deuxième binôme de frères (Euronymous et Vikernes), Vikernes assassine Euronymous. Jonas Åkerlund se centre sur ses trois protagonistes et non sur la musique qu’il créèrent ensemble. « Chaque personnage est traité sous le prisme de sa passion et de ses ambitions. » Ils étaient « des passionnés tantôt dépressifs, tantôt criminels« . Le cinéaste traite le rejet, la dépression, le suicide et le meurtre qu’il porte à l’écran dans les scènes d’automutilation de Dead jusqu’au suicide, puis dans les scènes des deux meurtres dont celui de Euronymous par Vikernes ; des scènes « graphiques » qu’il filme de manière crue sans aucun filtre ni fond sonore. L’interprétation des acteurs est convaincante, c’en est même troublant. On ressent le mal-être psychologique et le malaise physique de nos personnages. Et dans le suicide ou le meurtre, c’est chaque coup de couteau asséné que l’on éprouve dans notre propre corps, dans l’affreuse agonie jusqu’à la mort. Jonas Åkerlund parvient à nous faire entrer en sympathie et en empathie pour chacun de ses personnages, ce qui n’est guère évident à faire sur papier : « Il est difficile sur le papier d’entrer en empathie avec les musiciens de Mayhem, non pas pour ce que leur musique inspire (…) pour ce que leurs actes infantiles et épouvantables ont déclenché. » Born To Watch.

 

Au-delà du livre, du film et du mythe, je me suis replongée dans l’ouvrage de Dayal Patterson, Black Metal : Evolution Of The Cult (2013) et dans les chapitres qui concernent Mayhem et Burzum. Je l’ai choisi comme ouvrage source (et non Lords Of Chaos de Michael Moynihan et Diderik Soderlind, trop controversé) pour deux raisons : pour l’énorme travail de recherche de Dayal Patterson sur le black metal que je juge d’une immense qualité journalistique, historique et quasi-universitaire et aussi parce qu’il s’agit de la publication la plus récente sur le sujet, à ma connaissance, à l’exception du livre de Necrobutcher, The Death Archives: Mayhem 1984-94 de Jørn « Necrobutcher » Stubberud, Ecstatic Peace, 2018.

« So much gossip and speculation surrounds the band, even today, that it seemed critical for the story of their early days to come directly from the two surviving founding members : Manheim and Necrobutcher. Though separate interviews were conducted later, the initial discussion took place in person with both men. No longer in regular contact – Manheim left the band in 1987 – it had been some time since the two had spoken. Nonetheless, a meeting between them and you author was eventually arranged in a bar close to the centre of Oslo, an establishment whose bizarre taxidermy-heavy décor proved to be a suitable macabre setting for the tale. » Dayal Patterson, Black Metal : Evolution Of The Cult (page 128)

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Dayal Patterson a ainsi écrit les chapitres qui concernent Mayhem et Burzum à l’issue d’un entretien croisé avec Manheim et Necrobutcher.

Le chapitre 15 de Black Metal : Evolution Of The Cult : Mayhem Part I (page 127) parle des tous débuts de Mayhem en 1984, de ses trois fondateurs, le bassiste Jørn Stubberud alias Necrobutcher, le batteur Kjetil Manheim alias Manheim et le guitariste Øystein Aarseth alias Euronymous, de la sortie de Pure Fucking Armageddon, la première demo de Mayhem en 1986 et de la sortie de Deathcrush, le premier EP de Mayhem en 1987.

Le chapitre 16 de Black Metal : Evolution Of The Cult : Mayhem Part II (page 139) raconte l’arrivée de Yngve « Pelle » Ohlin alias Dead dans Mayhem après le départ de Manheim, de Maniac et de Messiah en 1988, ses relations avec Euronymous jusqu’à son suicide en 1991. L’anecdote que montre le film dans la scène où Mayhem reçoit l’enveloppe qu’a envoyé Dead avec sa démo, une lettre et une souris crucifiée est ainsi racontée par Necrobutcher dans son entretien avec Dayal Patterson :

« Metalion told Dead we were looking for a singer (…) and he send a tape – the December Moon demo by Morbid – with a letter to our mailbox. I was the one who opened the letter that day and inside was the tape, the letter and a crucified mouse. The mouse was starting to disintegrate, it was really rotten and stunk. I had a pickup truck at the time so I put the letter on the back and the tape in the cassette player. Now of course, this letter flew off the back of the truck. This was the first time he had approached us, so I called Metalion and said : « Shit, the letter had flew away, give me his address. » Then Dead came to Oslo and it turned out he didn’t understand what we were saying… people who are Swedish don’t always understand the Norwegians and people from Stockholm are the worst. So he didn’t understand shit and we didn’t understand shit that he way saying and had to speak in English for the first week. » Necrobutcher cité par Dayal Patterson dans Black Metal : Evolution Of The Cult (pages 140-141)

Puis, Necrobutcher raconte, ce que montre le film, l’obsession de Dead pour la mort, sa fascination pour la décomposition des animaux morts et l’anecdote selon laquelle Dead enterrait sa tenue de scène qu’il déterrait le jour du concert pour qu’elle soit imprégnée d’une odeur de mort et de décomposition.

« He used to collect dead animals that he found on the roadside – birds or squirrels hit by cars – and took home because of his fascination with decomposition, the smell… everything to do with death, that is interest. (…) He also buried his clothes in the soil several days before the gig so that they were smelling of decomposition. » Necrobutcher cité par Dayal Patterson dans Black Metal : Evolution Of The Cult, (page 142)

Dead se suicide le 8 avril 1991 à l’âge de 22 ans, dans la maison abandonnée au fin fond de la forêt près de Kråkstad, Ski où le groupe vivait loin de la civilisation.

Le chapitre 17 de Black Metal : Evolution Of The Cult : Rebirth Of A Movement Norway Part I (page 147) fait le portrait de Euronymous que montre aussi le film : la manière dont il exploite le suicide de Dead à des fins « promotionnelles » et la manière dont il s’érige en unique fondateur du black metal norvégien avec sa définition du black metal (nécessairement satanique selon lui), puis la création de son label Deathlike Silence et l’ouverture de son magasin de disques Helvete Store (« helvete » signifiant « enfer » en norvégien) qui deviendra un lieu de rencontre pour la scène black metal norvégienne et scandinave de Darkthrone à Emperor, ce que l’on ne voit peu ou pas dans le film pour la raison qu’il se concentre sur ses trois personnages.

« Euronymous was probably the most extreme guy I ever met (…) he was very misanthropic, but still, he was one of the most friendly people I ever met. » Grutle cité par Dayal Patterson dans Black Metal : Evolution Of The Cult (pages 157-158)

Voilà le portrait de Euronymous que dresse le fondateur du groupe de black metal progressif Enslaved, Grutle Kjellson. Enslaved avait alors signé chez Deathlike Silence.

Le chapitre 18 de Black Metal : Evolution Of The Cult : A Fist In The Face Of Christianity Norway Part II (page 159) raconte l’arrivée de Varg Vikernes dans Mayhem, ses incendies d’églises, ses révélations à la presse… Le chapitre parle aussi d’un meurtre commis par l’un des membres du Black Circle.

« On August 21, 1992, Bård « Faust » Eithun, an eighteen-year-old drummer known for his work in Thorns and Emperor, was walking in Lillehammer’s newly finished Olympic Park, having travelled from Oslo where he had recently moved to visit her mother. In the park, he met an inebriated stranger, one Magne Andreassen, an older homosexual man who reportedly approached Bård for sex and suggested they go to the wood together. Eithun agreed and walked a long way into the wood with Andreassen before attacking him with a penknife that he had in his back pocket, stabbing him (…) a total of thirty seven times in total, until he appeared dead. He left the scene, but on hearing sounds coming from the dying man he returned to kick him in the head to be sure he had been killed. He then departed and made his way his mother’s house where he washed off the blood and went to sleep. » Dayal Patterson, Black Metal : Evolution Of The Cult (page 166-167)

Dans le film, Faust est observé dans un bar puis harcelé et poursuivi jusqu’au parc par un homosexuel ; une erreur qu’il payera de sa vie. Faust se demandait ce que ça faisait de planter un couteau dans un corps, c’est ainsi qu’il justifie son acte.

Quant à Vikernes (Emory Cohen) dans le film, on observe qu’il est au départ moqué, chahuté et traité de « poseur » par Euronymous (Rory Culkin) et les membres du Inner Circle, alors qu’en réalité Euronymous était impressionné par Vikernes. On voit Euronymous tel un gourou qui pousse les autres à commettre des actes qu’il ne prêche qu’en paroles, des actes dont il récupère la portée à des fins « promotionnelles ». Dans le film, Vikernes a des rites initiatiques à accomplir pour être admis dans le Black Circle par Euronymous. C’est en incendiant l’église Fantoft de Bergen qu’il gagnera le respect éternel de Euronymous (Rory Culkin), lequel sera bientôt impuissant, dépassé par les évènements, dans l’escalade du culte voué au macabre qu’il a lui-même initié : les nombreux incendies d’églises par Vikernes mais aussi le meurtre qu’a commis Faust. On voit Vikernes (Emory Cohen) agir de son propre chef, tel le loup solitaire, autant dans ses incendies d’églises que dans ses révélations à la presse. On note l’anthologique scène d’interview de Vikernes sur fond de drapeaux nazis et d’armes médiévales et aussi le ton humoristique et cynique du journaliste qui rétorque à Vikernes : « Vous êtes dans le paganisme, dans le satanisme et dans le nazisme. En fin de compte, vous êtes assez ouvert d’esprit !« 

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A la fin de son interview, la scène du shooting photo du film quand le journaliste le fait poser pour le photographe, poing américain et couteau en main, sa chevelure censée cacher son visage, montre la génèse de la couverture du magazine Kerrang ! Arson… Death… Satanic Ritual… The Ugly Thruth About Black Metal

Le film montre une « interview » téléphonique de Euronymous par un journaliste de Kerrang ! suite aux révélations de Vikernes à la presse, pendant sa garde à vue, après qu’il fut arrêté et avant qu’il ne soit relâché, faute de preuve.

Le film montre aussi un échange entre Euronymous (Rory Culkin) et Vikernes (Emory Cohen) à sa sortie de garde à vue, quand Euronymous tend non sans fierté, un exemplaire de ce numéro de Kerrang ! à Vikernes ; exemplaire qu’il dédaigne parce qu’il accuse Euronymous de s’être attribué ses « mérites ».

 

Le chapitre 18 de Black Metal : Evolution Of The Cult : Death Of A Legend Norway Part III (page 171) raconte le meurtre le Euronymous par Vikernes.

« On the night of the August 9, 1993, Varg Vikernes undertook the long drive from Bergen to Oslo with Snorre « Blackthorn Ruch, a copy of his Deathlike Silence record contract, and a collection of weapons, including knives, axes and a baseball bat. Arriving at Euronymous apartment at around 3 a.m. on August 10, Varg rang his doorbell, and having woken Euronymous, persuaded him to open the door and let him in, using the contact he had bought as a pretext while Snorre remains outside. Having gained access to his apartment, Varg attacked Euronymous (who was still in his underwear) with one of his several knife he had strapped to his body, repeatedly stabbing at him, mainly in the back, but also in the neck and head. At one point, Euronymous ran out onto the stairwell, screaming for help, where he passes Snorre (who apparently so shocked by the sight of his bleeding bandmate that he blacked out), but his cries were in vain and he would soon die of his injuries, his body abandoned and found on the stairs a couple of hours later. » Dayal Patterson, Black Metal : Evolution Of The Cult (page 171)

Autant dans le film, on voit un Euronymous sur le chemin de la rédemption presque en rupture avec sa propre définition du black metal (qu’illustre la scène où sa copine, personnage fictif – pure création scénaristique – lui coupe les cheveux), un Euronymous qui est hanté par le souvenir de Dead et de son suicide et qui, s’avouera au fil de son cheminement personnel, les sentiments qu’il éprouve à l’égard de Dead, un Euronymous, qui, rappelons-le, a été choisi tel le narrateur du film. On voit dans le même temps, un Vikernes sur le chemin inverse de la radicalisation dans une folie paranoïaque et meurtrière où il enrôle Blackthorn tel son esclave la nuit où il assassine Euronymous.

Le film se termine tel qu’il a commencé sur les paroles fictives en voix-off de Euronymous, narrateur du Lords Of Chaos de Jonas Åkerlund. « Ne soyez pas attristé de ma mort. J’ai crée un label, ouvert un magasin de disque, j’ai fondé le groupe Mayhem et le black metal norvégien. Et vous, qu’avez-vous fait récemment ? »

 

Pour ma part, j’ai eu l’opportunité de visionner le film Lords Of Chaos deux fois en salle de cinéma en l’espace de deux mois (le temps de le « digérer ») : la première fois lors du festival Metal Culture(s) au cinéma Le Sénéchal à Guéret, le vendredi 9 mai 2019 et une seconde fois lors de l’Absurde Séance au cinéma le Katorza à Nantes, le lundi 1er juillet 2020. Or, au second visionnage, je suis passée outre l’effet de surprise sur les scènes choc du suicide de Dead et des meurtres dont celui de Euronymous par Vikernes et j’ai observé plein de détails pourtant importants (ou qui prennent de l’importance) que je n’avais même pas remarqué au premier visionnage. En bref, je persiste et signe mon engagement pour ce film.

 

Sources :

Site Internet de UFO Distribution 👉 https://www.ufo-distribution.com/movie/lords-of-chaos/

Black Metal : Evolution Of The Cult n’est pas traduit en français, mais toujours disponible sur The Cult Nevers Dies 👉 https://cultneverdies.myshopify.com/collections/books-zines/products/black-metal-evolution-of-the-cult-signed-by-author

Born To Watch – le site des films privés de ciné 👉 http://borntowatch.fr/lords-of-chaos-plus-metal-tu-meurs/

Fais pas genre – le webzine de tous les cinémas de genre 👉 https://faispasgenre.com/2018/12/lords-of-chaos-critique/

COREandCo webzine 👉 https://www.coreandco.fr/chroniques/les-seigneurs-du-chaos-livre-407.html

VICE Films : https://www.vice.com/en_us/article/wdbxp9/vice-films-is-helping-to-produce-a-lords-of-chaos-movie

https://www.vice.com/fr/article/bjqxdv/enfin-un-film-qui-raconte-le-chaos-de-la-scene-black-metal-norvegienne-des-90s

 

Je vous renvoie aussi un article de Christina Newland : c’est une lecture croisée de deux biopics sur deux groupes de metal : The Dirt, le biopic sur le groupe de glam metal, Mötley Crüe et Lords Of Chaos sur le groupe de black metal Mayhem. Ces deux biopics auxquels votre webzine Culture METAL a consacré à chacun une review, sont tous deux adaptés de livres et tous deux sortis la même année, en 2019, hors des circuits classiques de distribution : The Dirt est sorti sur Netflix et Lords Of Chaos est sorti en DVD/VOD et fait l’objet de séances exceptionnelles en salles de cinéma via UFO Distribution, l’ayant droit du film Lords Of Chaos en France.

https://i-d.vice.com/fr/article/d3mb9v/le-monde-a-t-il-besoin-dun-enieme-biopic-sur-un-groupe-de-rock-masculin?

Review sur The Dirt par Culture METAL 👉 https://culturemetal.com/2019/03/22/the-dirt-le-biopic-de-motley-crue/