Les End Of Mankind sont actuellement en pleine production de leur premier album dont, soyez-en certains, vous entendrez parler sur Culture METAL. En attendant, nous vous offrons un retour sur les dates nantaises et caennaises des vendredi 23 et samedi 24 novembre dernier, où End Of Mankind et War Inside ont unis leurs forces pour donner deux représentations à Nantes à La Scène Michelet ainsi qu’à Caen au El Camino. Culture METAL a couvert ces deux évènements voici déjà deux mois.

Les photos sont signées Amandine Briche, Jérémie Foucher et Loud.

La première de ces deux dates était organisée par une association nantaise bien connue du public local : Black Flag Production. C’est une affiche très orientée black metal qui nous a été proposée et à laquelle le public nantais a répondu présent. ENDE (Angers/Rennes) assurait la tête d’affiche de la soirée qui marquait le retour des parisiens de End Of Mankind dans la Cités des Ducs, trois ans après leur dernier passage et les ligériens de War Inside ouvraient le bal. Forts de plusieurs concerts exécutés en 2018 après un nouveau changement de line-up (Nerik a remplacé Nico à la guitare solo en mai), le groupe de blackened death metal a prévu, pour l’occasion, une setlist aux sonorités black metal en ouvrant avec le titre The Milgram Whore après une intro instrumentale death très pesante. Comme à leur habitude, les cinq nantais ont enchainé leurs classiques avec l’énergie qui les caractérise. Body Bones, Name Us Defective ou encore Maggots On Candies ont répondu aux exigences des fidèles, toujours présents. Les War Inside sont en effet un peu comme chez eux à la Scène Michelet, et ils ont particulièrement bien échauffé la salle pour leurs frères d’armes de End Of Mankind.

Venus défendre leur EP Faith Recoil sorti en début d’année 2018 et disponible sur plusieurs supports (CD, vinyle, cassettes), les End Of Mankind ont décidé de mettre littéralement la salle à feu et à sang. La formation parisienne s’est forgé une très bonne réputation de groupe live ; réputation tout sauf galvaudée. Anxiferath, accroché à son pied de micro, donne le ton en déclamant les paroles rageuses des titres Blasphemous Mind, Cyannide ou de l’excellent Put On The Armor Of Satan. La section rythmique composée de Sagoth (basse) et Thorgon (batterie) n’oublie pas ses origines avec l’incontournable reprise The Warlord, un classique issu du répertoire de leur ancienne formation Eternal Majesty et le public est, là encore, conquis.

Si ENDE n’a pas encore tout à fait dix ans d’existence, le moins que l’on puisse dire c’est que cette quasi-décennie a été plutôt prolifique car riche de quatre albums auxquels on peut ajouter un split et des démos. Un large choix, donc, pour composer la setlist de leur date nantaise qui a vu le très bon Black Sorcery Of The Great Macabre ouvrir le bal avant d’enchaîner sur les titres Empty, In Bones, et enfin Quintessence Of Evil et Crache-La-Mort qui ont eu pour mission de clôturer le set. Le black sans concessions de ENDE n’est pas sans rappeler la rage dégagée par un Marduk. La bande à I.Luciferia (chant) a mis un  terme à cette soirée dont tout le monde (groupes, public et organisation) n’a fait que des louanges. Acte I réussi, donc.

L’Acte II avait lieu le lendemain à Caen et ce sont les locaux de Nefarious qui ont ouvert les hostilités pour l’occasion. Bien connus du public local et ayant déjà ouvert pour The Negation à El Camino quelques semaines auparavant, les normands ont bien préparé le terrain avec leur death metal tirant sur le grind. Notons que c’est leur batteur Neggy qui a eu la charge d’organiser toute cette soirée. Nous le remercions pour toutes les attentions dont il a fait preuve avec les groupes comme avec les partenaires.

Les War Inside ont enchaîné pour un second concert consécutif après leur date nantaise de la veille. Avec une setlist presque identique, les ligériens ont fait découvrir leur blackened death au public caennais, les anciens comme les nouveaux morceaux : Chimeras et Lisbeth, le premier interprété depuis l’arrivée au chant de Loud et le second intégré à la setlist du groupe depuis le mois de mai. Fidèles à sa réputation de « groupe taillé pour le live », War Inside n’a déçu personne, grâce à la présence scénique de Nerik à la guitare et d’Arthurus à la basse, jamais en reste de mimiques et haranguant la foule.

La machine de guerre End Of Mankind était de retour dans un El Camino qu’elle avait déjà échauffé à blanc quelques mois auparavant. Comme la veille, le groupe s’est adonné à une débauche d’énergie et de furie qui n’a laissé personne indifférent. Setlist identique mais aucune lassitude à les voir une seconde fois de suite car End Of, en live, c’est une tuerie punk pour l’énergie et black metal pour la profondeur de leur musique et les mélodies qui n’ont rien à envier aux maîtres suédois du genre. Les titres Rise Of A Cult Leader, Qui Nous Sommes – dont voici le clip « Martyrs De la Répugnance (Qui Nous Sommes) » – ou Seek No Grace en clôture du show, ont rempli toutes les promesses tenues la veille.

Griffon assurait la tête d’affiche de cette date caennaise mais les difficultés techniques rencontrées quant au traitement de leur son live ont rendu cette prestation difficilement qualifiable. L’énergie était au rendez-vous et le public attentif mais ce concert ne restera probablement pas dans toutes les mémoires.

Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore vu End Of Mankind en live et qui aiment les voyages, ils joueront en Bulgarie et en Grèce les 22 et 23 février 2019. Quant aux War Inside, ils joueront en tête d’affiche d’une soirée Destrock à Brest le samedi 30 mars 2019 avec Blackswan et Amzera.

 

Cliquez sur le lien pour voir les galeries photos complètes des concerts de Nefarious, War Inside et End Of Mankind lors de la soirée caennaise le samedi 24 novembre 2018

https://culturemetal.com/?s=end+of+mandkind

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