C’est le week-end des 12 et 13 janvier qu’a eu lieu la deuxième convention de tatouage et bande dessinée de Vannes qui s’est tenue dans la salle d’exposition du Chorus ou 65 tatoueurs, plus d’une trentaine d’auteurs de BD et de nombreux exposants s’étaient donné rendez-vous.

 

Culture METAL est allé à la rencontre de certains artistes dont le tatoueur Julien Cauty, un spécialiste du style néo-traditionnel qui a ouvert son shop L’Apothicaire Tattoo Shop voilà presque un an à La Chapelle-sur-Erdre à quelques minutes au nord de Nantes. Depuis bientôt dix ans, Julien ne s’arrête plus de tatouer et après avoir converti de nombreux nantais au style néo-trad alors qu’il officiait dans un shop du centre ville de Nantes, il a décidé d’ouvrir son propre studio ou il a été récemment rejoint par Bérénice, une autre tatoueuse nantaise spécialisée dans le dark dot.

Parmi les auteurs de BD que nous avions à coeur de rencontrer, Cromwell était dans le peloton de tête. Le créateur d’Anita Bomba qui officie depuis le début des années 1980 présentait plusieurs oeuvres originales, mangas, albums, reproductions et le défilé des fans venus pour échanger quelques mots en se faisant dédicacer une oeuvre ne lui a pas fait peur, loin de là. Accueillant et disponible autant que talentueux, Cromwell a été une des plus belle rencontre de cette convention.

 

 

Depuis le temps que Dimitri HK tatoue dans sa ville de Saint-Germain-en-Laye, on pourrait s’imaginer qu’une petite convention telle que celle de Vannes (en comparaison, celle de Nantes, la 13e, regroupait plus de 260 tatoueurs) n’intéresserait pas l’artiste. Dim, pour les intimes, fait partie du top 10 des meilleurs artistes tatoueurs français (c’est, certes, subjectif, mais je suis loin d’être le seul à le penser) et ses ouvrages font référence dans le milieu. Pourtant, c’est un Dimitri HK bel et bien disponible et causant que nous avons rencontré sur son stand alors qu’il était en plein tattoo. Un plaisir que de le croiser là et d’échanger avec lui.

 

C’est comme un gamin que j’ai sagement patienté après l’arrivée de Franck Margerin derrière le stand dédié aux auteurs de BD. Les fans étaient présents avant le dessinateur de 67 ans, figure légendaire de la bande dessinée française qui a fait ses armes au milieu des années 1970 en publiant ses premières planches dans la revue Métal Hurlant. Fan des BD de Lucien et de Manu lorsque j’étais pré-ado (et après) ce fut un réel plaisir pour moi d’échanger avec Monsieur Margerin, comme Cromwell, dispo et très sympa. Quand d’autres se prennent pour des rock stars (Olivier Ledroit qui ne fera que 25 dédicaces sur tirage au sort et en arrivant en retard…) il est presque rassurant de constater que certains des plus grands noms de la bande dessinée ont su rester simples.

Entre autres exposants, le Naia Museum de Rochefort-en-Terre dans le Morbihan était, comme lors de la première édition, présent avec un bel espace d’exposition sur lequel on retrouvait, entre autres, les bustes métalliques du sculpteur Tim Roosen.

Au rayon des coups de coeur, ma rencontre avec l’illustratrice Séverine Pineaux dont les livres sur les chats ou aux univers féériques truffés d’étranges animaux ont particulièrement retenu mon attention, les exposants dont les stands (planches de Ouija gravées, crânes mexicains traditionnels colorés, nombreux bijoux…) ont particulièrement retenu mon attention.

Pour finir, il est important de souligner la très bonne organisation, la disponibilité et la sympathie des bénévoles, la qualité de la programmation musicale (qui m’a bien replongé dans mes jeunes années 1990) et des spectacles donnés sur la grande scène sur laquelle se sont également tenus les concours de tatouages organisés les deux jours. Une convention intelligente (le mélange des genres est une excellente idée) et prometteuse à laquelle je retournerai l’année prochaine, ce que je vous conseille de faire, ne serait-ce que pour passer un bon moment, culturel et divertissant.

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