Déjà célèbre pour son film de monstre The Host, Bong Joon-ho adapte au cinéma la bande dessinée de science-fiction de l’auteur et et du dessinateur français (respectivement) Jacques Lob et Jean-Marc Rochette. Avec Snowpiercer, le réalisateur coréen signe un autre film à gros budget, proche du blockbuster, au casting international avec des acteurs tels que Chris Evans, Ed Harris et Tilda Switen.

Sur Travelling Séoul, au programme de « Corée du Sud – grand angle », en partenariat avec la Maison Internationale de Rennes était organisée une journée spéciale Snowpiercer, le Transperçeneige, le jeudi 4 février 2016 avec l’exposition de dessins de Jean-Marc Rochette, dessinateur de la bande dessinée de science-fiction post-apocalyptique, Le Transperçeneige, aussi avec la projection du documentaire Snowpiercer : de la feuille blanche à l’écran noir de Jésus Castro Ortega (2014, France, 52′) à la MIR à 16h et enfin avec la projection du film Snowpiercer, de  Bong Joon-ho (2013, Corée du Sud, 2:06) au Gaumont salle 11 à 20h45 ; chacune des deux projections étaient suivies d’une rencontre avec Jean-Marc Rochette.

Comme pour The Host (2006, Corée du Sud, 2:01), Bong Joon-ho, pour Snowpiercer plaide en faveur de l’écologie et dénonce la responsabilité de l’homme : dans The Host c’est l’homme qui a créé le monstre et dans Snowpiercer, c’est l’homme qui a crée une nouvelle ère glacière en réponse au réchauffement climatique. Pour autant, Bong Joon-ho ne joue pas sur la corde de la culpabilité dans aucun de ces deux films. La différence entre The Host et Snowpiercer, est qu’avec le premier, il réalise une comédie dramatique, et qu’avec le second, il réalise un drame, ce qui montre ses qualités de cinéaste quant à la maîtise des genres et registres cinématographiques.

Enfin, Bong Joon-ho dénonce dans Snowpiercer  une société  psycho-rigide de hiérarchie des classes où même parmi les rescapés d’une apocalypse, réfugiés dans un train qui est condamné à faire le tour du monde à perpétuité, la société s’est réorganisé en système de classes où les pauvres doivent rester pauvres (les passagers de 3e classe, ou de l’arrière du train) et les riches doivent rester riches (les passagers de 1e classe ou de l’avant du train) ; c’est une société opposée au rêve américain, société miroir à la nôtre. Le film ne s’attarde pas sur la classe moyenne (les passagers de seconde classe) comme le faisait davantage la bande-dessinée. Lors de son intervention à l’issue du film, Jean-Marc Rochette disait du scénario du film qu’il était sans doute mieux ficelé que le scénario de la bande dessinée.

Il ne me reste plus qu’à lire les quatre tomes ou l’intégrale de la bande-dessinée maintenant que j’ai vu le film. On en espère d’ailleurs bientôt une suite.

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