Le syndrome post-Hellfest touche une population metalleuse de 150 000 personnes. Détails.

C’est un sentiment, j’imagine, qu’éprouvent beaucoup de membres de la communauté metalleuse le lundi post-Hellfest (voire sur toute la semaine post-Hellfest) après plusieurs jours où chacun se trouvait à sa place, ou se perdait dans son élément. Tel un poisson dans l’eau, tel un metalleux au Hellfest !

Après cinq jours dans la bulle Hellfest (soit le lundi post-Hellfest) j’étais à peine rentrée à la maison, que je ressentais un léger coup de blues après avoir entendu du metal pendant tout un week-end et déjà je suis prise d’un premier symptôme du syndrome post-Hellfest : je me suis précipitée sur mon ordinateur et je me suis connectée sur Arte concert hellfest. Merci Arte !

Avec le léger coup de blues du metal, je ressentais aussi un sentiment d’apaisement et de sérénité, autre symptôme du syndrome post-Hellfest. J’ai toujours cru en l’effet cathartique du metal. Aussi, au retour du Hellfest un ami m’envoie par e-mail un article du blog du journal Le Monde : « En cas de grosse colère, écouter du metal adoucit les moeurs. », ainsi je reçois donc confirmation par une étude scientifique de ma croyance sur l’effet cathartique du metal, autre symptôme du syndrome post-Hellfest.

Le lendemain (soit le mardi post-hellfest), toujours avec le coup de blues metal, je vais faire quelques courses et là je suis prise d’un dernier symptôme du syndrome post-Hellfest : à la caisse, je sors la cashless plutôt que la mastercard :

« Vous ne prenez pas la cashless…?!

– Quoi ?!

– La cashless du Hellfest !?

– ???

– Oh… Pardon. »

Ce que je raconte ne m’est pas arrivé… (enfin pas l’histoire de la cashless à la caisse de la supérette, mais l’histoire de Arte concert Hellfest sur arte.tv, si !)

En effet, dur retour au quotidien et aussi à la réalité après plusieurs jours en immersion dans la bulle Hellfest comme s’il s’agissait d’un rêve !

Le rêve de Ben Barbaud que partage aujourd’hui une communauté de 150 000 metalleux s’est réalisé au-delà de toute espérance. Ben Barbaud, qui il y a dix ans, collait lui-même les affiches du premier Hellfest à Clisson, sa bourgade de campagne et faisait tout pour essayer de convaincre les gens du coin de venir, nous disait-il à une conférence de presse de fin de festival… Aujourd’hui, ça a bien changé : Clisson a été baptisé ‘Rock City’ et le Hellfest est devenu un festival international et inter-générationnel.

Voilà ma réaction à chaud au retour de l’édition 2015 du Hellfest… tant que je ne suis pas tombée de mon petit nuage Hellfest ; nuage d’ailleurs moins infernal que paradisiaque, avec dans la tête, autant de souvenirs musicaux que visuels ! On ne félicitera jamais assez le Hellfest pour l’extraordinaire scénographie de son site.

 

En vrac, le Hellfest en quelques chiffres :

  • 3 sinon 4 voire 5 jours de festival
  • 6 scènes
  • 160 groupes à l’affiche
  • 60 000 festivaliers par jour
  • 16 millions d’euros : le chiffre d’affaires du Hellfest 2015.
  • 11 millions d’euros : les retombées économiques sur la région.

Photographie argentique. Hellfest 2015. Amandine Briche

 

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