Komodor s’est produit sur la scène de l’Étage lors des 43e Rencontres Trans Musicales de Rennes , le vendredi 3 décembre 2021 (🕢 19h30 à 20h10) ! Le groupe de rock progressif psychédélique douarneniste débordait d’une énergie folle sur la scène de l’Étage y défendait quelques titres de son premier album à paraître, Nasty Habits… et le public en redemandait !

Komodor, le groupe de rock progressif psychédélique s’est formé en 2017 à Douarnenez dans le Finistère (29) avec Slyde Barnett au chant et à la guitare, Ronnie Calva à la guitare, Goudzou à la guitare et Elrik Monroe à la batterie et Melin Lebigot à la basse.

📸 Retour en images sur le concert de Komodor sur la scène de l’Étage, lors des 43e Rencontres Trans Musicales de Rennes, le vendredi 3 décembre 2021 (🕢 19h30 à 20h10) par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘

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💿 Nasty Habits, le premier album de Komodor, est paru le vendredi 17 décembre 2021 via le label néerlandais Soulseller Records. 😷 Or, le concert de release party de Nasty Habits a été annulée en raison de la pandémie… 👉 https://www.facebook.com/events/365023632090516?

💿 Komodor, Nasty Habits

Le groupe douarneniste de rock prog psychédélique Komodor aurait fêté la release party de son album Nasty Habits « à la maison » à la salle des fêtes de Douarnenez dans le Finistère (29, le mercredi 29 décembre 2021, aux côtés du groupe rock psyché/garage, Mansion’s Cellar et du groupe de heavy glam metal à la fois originaire de Bruxelles et de Douarnenez, DUR. La soirée aura débuté à 19h avec la projection du film rockumentaire d’une heure et demie Full Metal Baratte et se serait achevé dans la joie…

Or, pour la sortie vinyle de son premier album Nasty Habits, le groupe Komodor a organisé une « vinyl release party » « à la maison » dans la galerie d’art Miettes de Baleine chez Yuna Le Bras à Douarnenez (29) le samedi 8 janvier 2022. À peine arrivés, les vinyles s’y sont quasi arrachés.

En 2019, Komodor avait sorti un premier EP éponyme 4 titres enregistré en Suède, produit par Zack Anderson et appuyé par la voix de la chanteuse suédoise Elin Larsson et son groupe de blues rock suédois : Blue Pills qui s’est formé en 2011 à Örebro en Suède avec l’ancienne section rythmique du groupe américain Radio Moscow.

💿 Komodor, Komodor
Elin Larsson de Blue Pills au Motocultor 2017

Aux 43e Rencontres Trans Musicales de Rennes, le samedi 4 décembre 2021 vers 21h 🕘 j’allais au Parc Expo en interview avec Komodor quelques heures avant qu’ils ne se produisent sur scène avec Moundrag, le duo paimpolais de rock progressif psychédélique des frères Camille et Colin Goallen Duvivier. L’ensemble donne Komodrag And The Mounodor, septuor de rock progressif psychédélique à deux batteries, trois guitares, une basse et un clavier ! Par ailleurs, mon interview avec Komodrag And The Mounodor ainsi qu’un live-report photo de la prestation du « super-groupe » en clôture du Hall 3 au Parc Expo lors des 43e Rencontres Trans Musicales de Rennes sera publié dans un article d’ici quelques jours. Restez à l’affût !

Dans mon entretien avec Komodor, nous revenons sur le concert Trans de la veille à l’Étage, la résidence au Novomax de Quimper (29) en échauffement aux Trans, d’un concert au Spot de Spézet (29) et de la sortie imminente du premier album du groupe, Nasty Habits et de sa release party qui n’aura en fait pas lieu pour cause de pandémie. 😷

🎤 Culture METAL : Bonsoir Komodor ! Vous avez fait un sacré show hier soir à l’Étage.  

🎤 Komodor : Ouais, c’était cool ! 

🎤 Culture METAL : Parlons de votre nouvel album qui sort…

🎤 Komodor : Le 17 décembre ! 

🎤 Culture METAL : Hier soir, dans le concert que vous avez donné, avez-vous joué des morceaux de votre nouvel album ? 

🎤 Komodor : On a joué une grosse partie de l’album. On n’a pas tout joué quand même. On n’avait pas le temps de jouer tout l’album et on avait quand même aussi des morceaux qui étaient très développés d’avant. Il faut nourrir le set aussi. Y’a des morceaux de l’EP encore trop cool qu’on prend plaisir à jouer. Donc, il faut les faire. Voilà. 

🎤 Culture METAL : Comment construit-on une set-lit ?

🎤 Komodor : Tu ne fais pas ton album dans l’ordre.

🎤 Culture METAL : Ou alors tu avertis le public. On va jouer tel album. C’est souvent le cas pour les albums anniversaire.

🎤 Komodor : Typiquement, c’est ce qu’on risque de faire pour notre Release Party du 29 décembre à Douarnenez 

🎤 Culture METAL : Vous fêtez la release party de votre album à la maison ? 

🎤 Komodor : À la maison ! Le 29 décembre à la salle des fêtes de Douarnenez. 

🎤 Culture METAL : Vous venez en effet de Douarnenez. Est-ce qu’il y a une scène rock à Douarnenez ? Les douarnenistes aiment-ils le rock’n roll et le rock un peu vintage comme vous faites ?

🎤 Komodor : Pas forcément que le rock vintage ! Y’a aussi du punk, etc… Tous les styles sont représentés, je crois. Ça fait une trentaine d’années maintenant qu’il y a comme une émulsion à Douarn’ ! On a aussi la chance d’avoir des studios de répétitions qui ne nous coûtent pas chers, qui nous permettent de répéter quand on veut, n’importe quand dans la semaine. Les créneaux peuvent être réservés à l’avance. Y’a une dynamique entre les groupes, de l’entraide, de la fraternité et tout ça.

🎤 Culture METAL : Vous n’êtes pas en concurrence les uns contre les autres ?

🎤 Komodor : Non, pas du tout.

🎤 Culture METAL : Et ça c’est chouette dans ce milieu-là ! 

🎤 Komodor : C’est clair. Y’en a beaucoup qui se tirent dans les pattes, comme dans les grandes villes où y’a des tensions entre les groupes. Nous à Douarn’ au contraire, tout le monde est content de l’évolution de chacun. On se retrouve, même si on ne joue pas le même style. On boit un coup et voilà. On a de l’échange. Un esprit fraternel, je dirais.

🎤 Culture METAL : L’esprit de famille. La grande famille du rock’n roll ! Vous avez fait comme une résidence au Novomax à Quimper, mais vous n’avez pas fait de représentation publique.

🎤 Komodor : Non, c’était vraiment pour travailler le concert des Trans ! 

🎤 Culture METAL : C’est ce que vous aviez posté sur Facebook. C’est une belle salle le Novomax ! 

🎤 Komodor : C’était cool ! On a fait un gros gros travail sur la lumière. On a vraiment travaillé ça parce qu’on a des nouveaux morceaux dans l’album qui ont une identité et ces morceaux-là, il faut les marquer. Je ne sais pas si tu l’as remarqué hier mais nous sommes sur une lumière assez monochrome, assez orange, beige, jaune et d’un coup, on passe sur du rose, du vert. C’est très marqué quoi ! 

🎤 Culture METAL : Quand vous êtes à Douarnenez, vous répétez en studio mais là, vous allez au Novomax, où vous travaillez sur une vraie scène dans une vraie salle dans des conditions autre que celui du studio de répétition. Vous avez travaillé les lumières mais aussi le son ?

🎤 Komodor : On a travaillé le son aussi, le placement sur scène, plein de trucs en fait… le filage histoire d’être plus à l’aise sur scène. Ça met en confiance aussi, arrivé le jour J ! 

🎤 Culture METAL : Et vous étiez fin prêts pour les Trans Musicales

🎤 Komodor : Et ce concert, on l’a attendu ! Je pense que c’est pour ça qu’on était aussi énergiques. C’est vrai qu’à chaque fois, nos concerts sont très énergiques. On sue beaucoup. On se dépense pas mal. Pour les Trans, y’avait beaucoup d’excitation et de nervosité à l’idée de jouer dans des conditions pareilles. Ça faisait un an, un an et demie qu’on n’avait pas joué dans des conditions pareilles. Ça a explosé, comme une orgie ! On avait une seule envie, c’était de jouer, de tout défoncer et la preuve, c’est une des premières fois qu’il y avait des slams à l’Étage. C’était des copains, mais à 19h30, c’est pas mal.

🎤 Culture METAL : Mais d’où vient cette énergie que vous avez ? 

🎤 Komodor : Le thé ! La camomille… Une bonne nuit de sommeil et un bon bout de gras, ça aide.

🎤 Culture METAL : L’Étage, c’est 900 personnes !

🎤 Komodor : Et c’était blindé !

🎤 Culture METAL : C’était blindé. Vous aviez déjà joué à Rennes et à Nantes dans des bars. Vous étiez soutenus par l’association Erato, par Chloé de Djiin maintenant programmatrice de la scène Michelet. Mais l’Étage, c’est un autre format.

🎤 Komodor : C’est le début d’une autre scène, on va dire. On a fait pas mal de clubs, de bars concerts, mais si on peut jouer cet album sur une plus grosse scène et en festivals, on est chauds et on est prêts.

🎤 Culture METAL : Les Trans amènent un public autre que le public confidentiel que vous avez déjà acquis.

🎤 Komodor : C’est ça, c’est viré d’optique. La plupart des gens qui viennent aux Trans ne savent pas ce qu’ils vont voir. Y’a énormément de styles différents.

🎤 Culture METAL : Et hier, vous avez emmené tout le monde avec vous. Les gens diront « On a vu Komodor aux Trans, c’était super ! »

🎤 Komodor : Et si on peut jouer à nouveau hors de France… Nous on veut jouer partout ! 

🎤 Culture METAL : C’est bien, très bien de jouer à Douarnenez. Mais jouer ailleurs, c’est mieux ! 

🎤 Komodor : Nous, on vise plus loin que la France. Après, c’était aussi important pour nous de faire notre Release Party à la maison. Ça, c’était obligatoire d’autant plus que cet album a été fait maison avec les moyens du bord et les copains ; pour les copains, avec les copains. La première partie de l’album a été enregistré chez Goudzou à Saint-Divy à côté de Brest et la deuxième partie l’a été à Douarnenez chez Yuna Le Braz, la fille de Dan Ar Braz. Elle nous a prêté sa maison où on s’est installés. On la remercie d’ailleurs. L’album, on a hâte qu’il sorte ! Rien que d’avoir le support dans les mains. Déjà l’EP c’était super, mais alors l’album. On est fiers de notre album. On l’a vraiment fait nous-mêmes. C’est nous qui avons fait le son, le mixage, c’est moi qui joué la guitare… (Rires) 

🎤 Culture METAL : C’est vraiment vous qui jouez ? (Rires) 

🎤 Komodor : Non, Goudzou a enregistré un autre groupe. (Rires) Non, on a donné beaucoup d’énergie dans cet album.

🎤 Culture METAL : Ça l’énergie, vous n’en manquez pas ! 

🎤 Komodor : On va voir ce soir.

🎤 Culture METAL : Je plains les groupes qui jouent à cinq heures du matin aux Trans.

🎤 Komodor : Au moins, tu peux faire de la merde, personne s’en rend compte. Y’avait un groupe hier, Alvan, c’était à quoi, cinq heure et quart qu’il commençait ?

🎤 Culture METAL : Cinq heures et demie. Hall 8.

🎤 Komodor : T’imagines comment c’est. Ça doit être chaud. Mais là on est devenus cons. Avant, quand on jouait à trois heures du matin, y’en avait pas un pour relever l’autre. C’était la honte… On faisait du lien social avec les autres groupes. Allez, viens, on va boire une bière au camion. Toc toc, c’est à vous les gars ! Ça se paie à la fin. Ça se finit en panique. Ne paniquons pas ! Ne paniquons pas !

🎤 Culture METAL : Vous jouez dans la cour des grands maintenant.

🎤 Komodor : Nous, on est pas habitués à ça. Mais c’est cool, c’est hyper formateur en tout cas. Toute la scène qu’on a fait avant aussi, même si des fois on a joué devant six personnes.

🎤 Culture METAL : Ça c’est dur.

🎤 Komodor : Mais c’est formateur aussi. Tu fais le même concert, comme on a fait hier à l’Étage. Il faut se donner à fond. Ces personnes-là ont fait le déplacement. Il faut prendre du plaisir aussi. Je me souviens d’un concert à Spézet. Y’avait quoi, douze personnes dans la salle, c’était un des meilleurs concert qu’on ait fait alors qu’on avait à peine dormi la veille.

🎤 Culture METAL : C’était au Spot ?

🎤 Komodor : Oui, c’est ça. Absolument. Le son était cool. Mais ouais, c’était un des meilleurs concert qu’on ait fait. On avait joué à Rennes la veille, à la Trinquette. C’était génial comme concert ! On a passé une super soirée.

🎤 Culture METAL : À l’époque, Spézet c’était le Las Vegas breton avec le Spot.

🎤 Komodor : Mais ouais, c’est Gomina qui passe des disques ce soir au Hall 3 qui a récupéré tous les disques du Spot de Spézet. Y’avait des super groupes. Par contre, les loges étaient glauques.

🎤 Culture METAL : Mathilde et Gomina en interplateau ! La dame qui a tenu le Spot à Spézet l’a tenu presque toute sa vie jusqu’à être presque centenaire.

🎤 Komodor : Comment s’appelait-elle déjà ?

🎤 Culture METAL : Marianne

🎤 Komodor : Ouais, Marianne ! Incroyable.

🎤 Culture METAL : D’une discothèque, le Spot de Spézet est devenu une salle de concert, où beaucoup de groupes de rock et de metal passent.

🎤 Komodor : C’est dingue qu’ils tiennent ce truc-là !

🎤 Culture METAL : À Spézet !

🎤 Komodor : Oui, en plus. Mais y’a quand même des groupes comme Noir Désir et tout ça qui ont joué là-bas. (…) Bon, nous on va aller manger, on a le matos à installer. Il est vingt-trois heures déjà.

🎤 Culture METAL : Allez-y… Bon appétit !

🎤 Komodor : Merci ! Merci beaucoup. Bon courage ! À tout à l’heure

🎤 Culture METAL : Merci beaucoup à vous. Bon concert ! À tout à l’heure

Komodor se produisait quelques heures après sur la scène du Hall 3 du Parc Expo aux 43e Rencontres Trans Musicales de Rennes, en clôture de la soirée du samedi 4 décembre 2021 avec Moundrag : le septuor de rock progressif psychédélique à deux batteries, trois guitares, une basse et un clavier, Komodrag And The Mounodor !

En 2022, Komodor se produira à la première édition du Winter Show du Festival de la Mer aux côtés de Working Class Zero, Spernot, Blown et DJ Ben le samedi 26 février 2022 à Landunevez dans le Finistère (29) puis à la dixième édition Festival Bouge Ton Cube aux côtés de Eighty (aussi à l’affiche des Trans 2021) et de Silence Radio le vendredi 11 mars 2022 et de Elmer Food Beat, Cachemire et Parpaing Papier le samedi 12 mars 2022 à Lauzach dans le Morbihan (56) !