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janvier 2021

Pitbulls In The Nursery au Mondo Bizarro

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des concerts en salles, de l’époque où les groupes partaient en tournée, sillonnaient les routes et écumaient les salles et les cafés-concerts, à l’époque où ceux-ci existaient encore ? Voici deux ans, quatre groupes de metal français alors en tournée : Pitbulls In The Nursery, Exocrine, Ceild et Geostygma sillonnaient les routes et écumaient les salles et les cafés-concerts de France et d’Espagne. La tournée After The Storm Tour a débuté au Mondo Bizarro à Rennes, le jeudi 10 janvier 2019 et s’est achevé voici deux ans jour pour jour à l’Usine à Musique à Toulouse, le dimanche 27 janvier 2019. Aussi, je vous invite à un retour en images inédit sur la soirée mémorable avec Pitbulls In The Nursery, Exocrine, Ceild et Geostygma en concert au Mondo Bizarro à Rennes, voici deux ans, le jeudi 10 janvier 2019. La soirée était organisée par Ankou Prod, association rennaise organisatrice de concerts et c’est l’une des meilleures que j’ai vécue au Mondo pour ma part. Par la même occasion, je rends aussi mon hommage par le souvenir en images au Mondo Bizarro, célèbre café-concert underground rennais qui a fermé le rideau en raison de la crise sanitaire actuelle mondiale. 😷

Pitbulls In The Nursery clôturait le bal des hostilités de la soirée jeudi 10 janvier 2019 au Mondo Bizarro. 

Le groupe francilien de death metal technique et progressif originaire de Rambouillet a été fondé en 1997 par le batteur Jerry Farion et le guitariste Saim Thevenet. Le bassiste Francesco Ugarte et le guitariste Mat Commun ont rejoint la formation en 2001. PITN a sorti un premier album Lunatic en 2006. Le vocaliste Cédric Marcel a remplacé Panda en 2007 et Tersim Backle l’a remplacé entre 2011 et 2016. PITN a sorti un second album Equanimity en 2015.

📸 Retour en images sur le concert de Pitbulls In The Nursery au Mondo Bizarro par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘

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Exocrine au Mondo Bizarro

Geostygma au Mondo Bizarro

CEILD – After The Storm Tour 2019

Jikaëlle à la Péniche El Alamein

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des artistes sur scène dans les cafés-concerts ? Jikaëlle chantait ses chansons folk francophones pour une voix et deux guitares, lors de la soirée Give Me Four à la Péniche El Alamein à Paris, voici un an, le vendredi 24 janvier 2020, aux côtés de Kristina Vaughan et de ses ballades piano-guitare-voix, de la tête d’affiche rock funk Jadallys, du duo folk The Soundflowers avec Paris Jackson et son compagnon Gabriel Glenn et enfin de La Bête Aveugle, quintet de poésie blues-punk en clôture. 

Pour la sortie de son troisième album, Entre ici et ailleurs, Jikaëlle chantait et jouait à la guitare quelques-unes de ses nouvelles chansons telles Elle Chavire, bulles poétiques aux couleurs folk et acoustiques ! Jikaëlle était accompagnée du guitariste Bernard Léchot, son compagnon musical depuis ses débuts.

📸 Retour souvenir en images sur le concert de Jikaëlle à la Péniche El Alamein, le vendredi 24 janvier 2020 par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘

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Kristina Vaughan à la Péniche El Alamein

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des artistes sur scène dans les cafés-concerts ? Kristina Vaughan ouvrait avec ses ballades piano-guitare-voix, la soirée Give Me Four à la Péniche El Alamein à Paris, voici un an, le vendredi 24 janvier 2020, aux côtés de Jikaëlle et de ses chansons folk francophones, de la tête d’affiche rock funk Jadallys, du duo folk The Soundflowers avec Paris Jackson et son compagnon Gabriel Glenn et enfin de La Bête Aveugle, quintet de poésie blues-punk en clôture. 

Pianiste, guitariste et chanteuse, Kristina Vaughan a joué en solo mais aussi accompagnée du violoncelle, saxophone et percussions dans des salles parisiennes (le Sunside-Sunset, La Bellevilloise) ou encore new-yorkaises (The Bitter End), etc. Son premier album pop romantique The Art of Love qui est sorti 2018, se compose de 12 titres originaux. Kristina Vaughan travaille à son second opus pop-rock, A Year in the Dark.

📸 Retour souvenir en images sur le concert de Kristina Vaughan à la Péniche El Alamein, le vendredi 24 janvier 2020 par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘

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Jadallys à la Péniche El Alamein

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des groupes sur scène dans les cafés-concerts ? Le sextet parisien de rock funk Jadallys se produisait en tête d’affiche de la soirée Give Me Four à la Péniche El Alamein à Paris, voici un an, le vendredi 24 janvier 2020, aux côtés de Kristina Vaughan et de ses ballades piano-guitare-voix en ouverture, de Jikaëlle et de ses chansons folk francophones, du duo folk The Soundflowers avec Paris Jackson et son compagnon Gabriel Glenn et enfin de La Bête Aveugle, quintet de poésie blues-punk en clôture.

📸 Retour souvenir en images sur le concert de Jadallys à la Péniche El Alamein, le vendredi 24 janvier 2020 par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘

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Interview de Diva Satanica, chanteuse de Nervosa

💿 Nervosa, le groupe d’origine brésilienne a sorti en ce vendredi 22 janvier 2021, son nouvel et quatrième album chez Napalm Records: Perpetual Chaos. Fort d’un talentueux nouveau line-up, le groupe féminin de thrash metal comporte la guitariste brésilienne et membre fondatrice Prika Amaral et les nouvelles membres : : la chanteuse espagnole Diva Satanica, la bassiste italienne Mia Wallace et la batteuse grecque Eleni Nota.

 

🎙 L’interview de Diva de Nervosa par SAMM pour Culture METAL 🤘

SAMM: Hello Diva, comment vas-tu aujourd’hui?

Diva: Oh, je vais bien. Il neige aujourd’hui à Madrid. Ce n’est pas très commun ici alors je suis un peu excitée.

Je voulais savoir quels ont été les débuts du nouveau lineup de Nervosa, comment tu as rencontré Prika, Eleni et Mia.

Prika nous a envoyé un message il y a quelques mois en nous demandant si nous voulions faire une audition pour le groupe. Alors imagine ! Nous étions au milieu de cette situation de pandémie, j’étais en pyjama dans mon salon. Et pour moi c’était comme « Oh mon Dieu, un message de Prika Amaral, c’est dingue ». Et évidemment, je lui ai demandé ce qu’elle voulait que je fasse. Je lui ai envoyé des vidéos où j’interprétai certaines des anciennes chansons. Et après quelques réunions et appels vidéo, elle nous a juste fait part de ses choix et me voilà !

Nervosa est à l’origine un groupe brésilien et devient international avec des membres venant d’Espagne, de Grèce et d’Italie. Qu’est-ce que cela change?

C’est une situation particulière parce que nous étions quatre étrangères, de quatre pays différents. Les cultures étaient donc complètement différentes pour nous y compris la langue. Mais je ne sais pas pourquoi nous avons ressenti une connexion instantanément depuis le tout début. Je pense que la musique rend possible ce genre de choses. Même en vivant très loin les unes des autres, il y a ce point commun grâce à la musique, des intérêts communs, et elles sont toutes très décontractées. Il est donc très facile de travailler avec elles. Et oui, nous sommes très heureuses de partager toutes nos expériences et ces différents horizons. Et c’est très bien aussi pour la musique. Alors oui, ça a été incroyable.

Ce n’était pas compliqué à gérer ? Notamment pour les répétitions ?

Au début nous n’étions pas au top pour communiquer en anglais. Alors il suffisait à Prika de nous montrer quelques mots en brésilien ou on échangeait en espagnol, également en italien car ce sont des langues romaines. Et c’est très facile de se comprendre de cette manière. Mais il y a des situations amusantes car parfois moi je parle à Eleni en italien et Eleni répond en grec et on se comprend parfaitement. Et c’est quelque chose de magique. Au début, c’était très intense, parce que, comme je l’ai dit, nous ne nous connaissions pas. Mais oui, ça a été plus facile que je ne le pensais.

Dans quelles conditions avez-vous enregistré Perpetual Chaos, le quatrième album de Nervosa ? C’était donc la première fois que vous vous rencontriez, à Malaga je crois ?

Nous avons passé environ trois mois à travailler à distance, chacune de nous de la maison, à partager des idées en utilisant Internet et à échanger des opinions sur un riff ou un concept ou des paroles. Nous sommes parties de rien hormis quelques thèmes que Prika gardait depuis longtemps, et nous avons dû écrire toutes les paroles. Et de toute façon, nous avons fait tous les arrangements en studio avec notre producteur Martin Furia. Il a fait un travail incroyable car il a cette capacité de capter l’essence de Nervosa car il a déjà travaillé avec le groupe. C’est un parolier incroyable, alors il a apporté beaucoup d’idées incroyables ce qui a facilité les choses. Et en août dernier, après trois mois de travail, nous sommes entrées dans le studio de Malaga. C’était notre toute première rencontre en personne alors c’était un peu bizarre à cause de la situation. Quand je suis arrivée à l’aéroport, je ne savais pas si je devais les serrer dans mes bras ou pas. Je ne voulais pas être impolie mais je ne savais pas si vous elles se sentaient à l’aise avec ça. Mais de toute façon, nous étions sur le point de partir ensemble pendant un mois, et tout le monde avait fait ses tests COVID. Alors on s’est embrassées. C’était étrange au début, mais c’était une expérience incroyable à vivre.

Que penses-tu de ce tout nouvel album, par rapport aux albums précédents?

Je pense qu’il offre une perspective plus large en parlant de paroles et de musique, parce que évidemment Prika étant le membre fondateur, elle a gardé l’essence de Nervosa et des albums précédents, cette atmosphère thrash du groupe. Évidemment, avoir trois nouveaux membres apporte quelque chose de nouveau car nous venons d’horizons différents. Mia a une carrière incroyable dans la scène black metal avec Abbath et Triump of Death. Eleni a travaillé avec de nombreux groupes de metal progressif. Elle a également un autre groupe, Mask of Prospero. Et je travaille sur la scène du death metal depuis plusieurs années. Donc tout ce brassage donne quelque chose de vraiment intéressant à écouter, je pense parce que cet album est très différent des autres. Je pense qu’on peut même ressentir le classique avec des chansons comme « Rebel Soul », par exemple, voire même du punk.

Et c’est incroyable parce que nous n’avions aucune idée de la façon dont cela allait sonner, mais pendant le travail en studio, tout a été une grande surprise pour nous. On enregistrait nos parties et ça sonnait vraiment bien. Je ne m’attendais pas à une si grande différence entre les titres. Et je pense que c’est très bien parce que vous ne vous ennuyez pas en écoutant d’un son à l’autre. J’en suis très heureuse.

Et alors comment avez-vous travaillé ensemble en tant que groupe en particulier lors de cette session à Malaga?

Normalement, vous pouvez aller ensemble au studio et tout enregistrer mais là, à cause de la situation, nous avons dû y aller séparément. Donc Prika est d’abord allée au studio où elle a enregistré les guitares. Et puis Eleni y est allée à son tour enregistrer la batterie. Mia est arrivée la troisième semaine et elle a enregistré les lignes de basse. Et j’étais la dernière alors j’ai passé environ une semaine et demie à enregistrer les voix et ensuite on a vérifié les arrangements toutes ensemble la dernière semaine.

Quelles sont tes influences dans la musique ?

J’écoute presque tous les styles de musique. Je suis très années 70 donc j’aime le son de certains groupes comme Pristine ou Blues Pills avec beaucoup de vibes bluesy et ensuite passer à Imperial Triomphant, une atmosphère noire avec des vibrations jazzy et des trompettes. Si nous parlons de chant, probablement que Sabina Classen de Holly Moses et Angela Gossow ont été mes toutes premières expériences dans cette scène metal extrême parce que j’ai commencé à essayer d’apprendre il y a dix ans environ. Et à cette époque, Angela était la pionnière pour ce genre de projet. C’était donc une très grande inspiration pour moi, c’est sûr. Et peut-être aussi Tristessa de Astarte est une femme qui a eu un impact sur moi, car elle a été la toute première à avoir un groupe de black metal féminin dans les années 90. C’était quelque chose de tout à fait notable dans l’histoire de musique. Alors je peux dire toutes les trois sont mes toutes premières références.

En parlant d’influence, je me souviens t’avoir vue sur The Voice en 2017 et m’être dit à ce moment-là que tu étais en train d’ouvrir une porte pour le grand public et on le voit aujourd’hui avec Tatiana de Jinjer ou Stephanie Stuber en Allemagne.

C’est très gentil et j’essaye de m’améliorer. Lorsque l’on travaille avec des professionnels, on découvre simplement qu’on doit apprendre beaucoup de choses et travailler très dur pour y arriver.

Comment as-tu travaillé ta voix pour obtenir ce contrôle et cette diversité?

Eh bien, ça a été difficile pour moi parce que quand j’ai commencé à apprendre, j’ai juste essayé de trouver une école de musique et personne ne m’a aidée parce qu’ils m’ont juste dit qu’ils n’enseignaient pas cette technique et donc il ne s’est jamais rien passé. J’ai donc dû apprendre des chansons de Christina Aguilera ou Aretha Franklin. Mais ce n’était pas du growl. Donc pour moi, c’était très frustrant au début. Et j’ai décidé d’essayer moi-même, j’ai demandé à beaucoup de chanteurs de metal extrême, personne ne pouvait m’aider parce que personne n’avait idée de ce qu’ils faisaient. Alors j’ai assisté à des spectacles. Et je me souviens que je me tenais au premier rang et que je regardais juste les chanteurs comme une psychopathe juste pour apprendre comment cela pourrait fonctionner, l’expression du visage, la respiration, l’utilisation du diaphragme et j’ai aussi regardé beaucoup de tutoriels. Je me souviens de tous mes week-ends, tard le soir, à regarder des vidéos et des tutoriels juste pour comprendre comment les sons naissaient et puis le matin, entrer dans la salle de répétition et essayer de faire ou de répéter tout ce que j’avais vu dans les vidéos. Et cela a été difficile parce que lorsque vous apprenez seule, cela prend beaucoup de temps, bien plus que lorsque quelqu’un vous enseigne.

Je pense que j’ai commencé en 2010 ou quelque chose comme ça. Ma toute première émission, c’était en 2015 et c’était atroce mais j’étais très excitée. Et cela m’a fait réaliser que j’avais beaucoup de travail à faire. Cela a été difficile mais ensuite j’ai décidé d’essayer d’écrire toutes les choses que j’ai apprises avec le temps et j’ai commencé à assister à une master class pour les chanteurs en général. Là j’ai appris qu’il y avait beaucoup de choses en commun, évidemment. Cela m’a donc amené à mieux comprendre l’anatomie et tout. J’ai donc commencé à travailler avec un coach pour les débutants en growl et cela m’a vraiment aidée pour apprendre de nouvelles techniques, essayer de nouvelles choses, y compris pour des musiques extrêmes.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de chanter de cette façon?

J’ai toujours voulu faire partie d’un groupe de metal, j’ai essayé d’apprendre à jouer de la guitare, mais j’étais mauvaise, je ne pouvais jouer que des trucs genre « Smoke on the Water » . Quand j’ai essayé le chant mélodique, c’était horrible. J’ai donc abandonné beaucoup de cours de chant, car j’étais très frustrée à ce moment-là. Et quand j’ai découvert le métal extrême, il y a quinze ans environ, la toute première fois, j’ai eu peur, parce que je pensais que c’était impossible que cette voix vienne d’une personne ! Ensuite, c’est comme avec les films d’horreur, tu sais, tu t’habitues à ce qui t’a fait peur la première fois, et puis tu veux en voir de plus en plus. Je me suis habituée à l’extrême metal, et j’ai commencé à apprécier de plus en plus. Et à un moment je me suis dit que j’étais à ma place, que je pouvais growler.

Je veux parler des paroles. D’abord, merci d’avoir transmis les paroles, ce n’est pas si fréquent. Qui écrit les paroles? Et quel est le message qui est important pour vous?

Évidemment, cette époque que nous vivons a été une grande source d’inspiration pour nous  Mais ces morts que nous vivons maintenant nous renvoient aux tueries qui existent depuis des siècles et dont l’être humain a été responsable en grande partie. Nous voulions parler de guerre, de corruption, de questions politiques, de capitalisme, de maltraitance animale, tout ce qui avait contribué à cette perception du chaos que nous avons, mais aussi nous voulions envoyer un message positif à d’autres personnes qui ont eu des difficultés de quelque manière que ce soit. Et il y a quelques chansons comme « Time to Fight » par exemple, qui sont comme un appel à la rébellion et à défendre nos droits et dire non. Parfois nous allons juste comme un navire dans le sens du courant comme si tout était planifié et parfait. Non, nous voulons simplement arrêter de penser à ce que nous voulons et nous battre pour cela, car il est important de dire non à toutes ces choses négatives. Et oui, les paroles sont très importantes pour moi, évidemment, parce que je suis la chanteuse, et je dois être connectée  avec ce que je chante bien sûr, car c’est à travers cela que tu crées le lien avec les gens. Si tu ne le sens pas, ce n’est pas naturel. J’ai écrit beaucoup de paroles. Prika a également écrit beaucoup de paroles et fait quelques arrangements pour les versions finales. Et Martin Furia notre producteur est aussi un parolier incroyable, et il a vérifié toutes les chansons que j’ai écrites, juste pour voir si on pouvait trouver ce point commun à propos du chaos, avec tous les sujets dont nous parlions. Et je pense qu’il a fait un excellent travail. Il est génial. Et j’ai beaucoup appris de lui. Et actuellement, je pense que j’ai une façon de travailler très différente quand j’écris des paroles qu’avant. Je pense donc que cela a été très important pour moi, également en tant que chanteuse.

C’est la première fois que tu collabores avec Napalm Records, comment était-ce ?

C’était très différent pour moi. J’ai eu la chance de travailler avec des artistes incroyables ici en Espagne qui sont dans de grandes maisons de disques, comme Warner Records ou Sony. Mais quand c’est votre propre groupe, que vous faites partie de ce projet et que vous travaillez avec un grand label, les choses sont très différentes. C’est très professionnel et vous sentez qu’il y a un état d’esprit commun pour tout le monde qui travaille pour le même projet et pour atteindre les mêmes objectifs. Et c’est incroyable, car tu ressens qu’ils se soucient de ce que tu fais, qu’ils sont impliqués à propos de ton projet. Et ça c’est très excitant.

En parlant du COVID, comment as-tu géré cette année 2020?

Eh bien, je me sens très chanceuse. Parce qu’au milieu de ce chaos, j’ai eu une expérience incroyable en rejoignant ce groupe. Pour moi, malgré tous les faits, ça a été mon année à coup sûr. Donc je ne peux rien dire. Je vois que ma famille va bien, tout le monde autour de moi va bien. C’est donc une très bonne chose pour moi. Et évidemment, il y a beaucoup de gens qui souffrent et luttent vraiment avec cette pandémie. Mais oui, pour moi, ça a été plus que génial. J’ai beaucoup de chance car je vis à la campagne. Donc, tout est plus facile ici pour la vie quotidienne. Et j’avais un travail quotidien donc je n’ai pas perdu le sens de la routine. Et je devais travailler donc je veux dire, j’ai une maison, j’ai un travail, une famille. Je suis en bonne santé, donc je ne peux rien demander de plus.

Dans ce contexte comment vois-tu l’année à venir? Qu’en est-il des tournées pour promouvoir l’album?

Eh bien, il me vient à l’esprit ce morceau «  Expect the Unexpected » avec Chuck Schuldiner. Je ne sais pas ce qui va se passer l’année prochaine ou cette année, nous sommes tous dans la même situation, parfois ça peut sembler aller mieux et soudainement le lendemain, ça se dégrade. Nous avons beaucoup de projets, de tournées et de spectacles réservés pour les mois à venir. Nous essayons donc simplement de planifier et nous voyons ce qui se passe. Nous devons sortir un nouveau clip vidéo très prochainement. Il y a encore deux parties du documentaire sur les sessions d’enregistrement à révéler. Et nous travaillons sur de nouveaux trucs, juste au cas où nous pourrions jouer. Alors on croise les doigts.

As-tu déjà joué en France?

Non. Je vais au Hellfest depuis cinq ou six ans. Et pour moi, c’est mon festival préféré au monde. Mais je n’ai jamais eu la chance d’y jouer. Je suis allée une fois à Paris voir Sonata Arctica à L’Elysée Montmartre une semaine avant l’incendie de la salle. En parlant du Hellfest, je me souviens de beaucoup de groupes de metal extrême. Il y a une vraie place au Hellfest pour chaque catégorie, du metal extrême aux grands classiques du heavy metal. Nervosa était présent en 2016 et moi je rêve d’y retourner en tant qu’artiste. Un jour, qui sait?

Je te laisse le mot la fin pour envoyer un message aux fans français de Nervosa.

Je vais essayer en français mais j’ai un français très scolaire. D’abord merci beaucoup pour votre soutien et votre fidélité à Nervosa, pour les messages très positifs que j’ai reçus et j’ai hâte de pouvoir rencontrer tous les fans français, je l’espère, cette année. Prenez soin de vous et à bientôt.

Interview réalisée le 8 Janvier 2021 par SAMM
Photos © 2020 Didier Rive
t / Napalm Records
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

Nervosa : nouveau line-up et nouvel album !

💿 Nervosa, le groupe féminin et brésilien de thrash metal a sorti en ce vendredi 22 janvier 2021, son nouvel et quatrième album chez Napalm Records : Perpetual Chaos.

Le premier single et clip Guided By Evil est sorti le mardi 13 octobre 2021.

Le second clip Under Ruins est sorti le mardi 19 janvier 2021.

Fort d’un talentueux nouveau line-up, le groupe féminin et d’origine brésilienne de thrash metal comporte la guitariste brésilienne et membre fondatrice Prika Amaral et les nouvelles membres : la chanteuse espagnole Diva Satanica, la bassiste italienne Mia Wallace à la basse et la batteuse grecque Eleni Nota.

 📸 Prika Amaral de Nervosa au Slasher Metal Festival à le Phare/Bajo à Toulouse le samedi 27 avril 2019 par Didier Rivet. Le groupe a splitté par la suite, la guitariste Prika est l’unique membre fondatrice survivante.

📸 La bassiste Mia Wallace a joué entre-autre pour Tom Gabriel Warrior pour le concert HELLHAMER : Triumph Of Death à la Temple du Hellfest le vendredi 21 juin 2019 à 22h55. Le concert a été photographié par Jeremie Foucher de Circle Pit Of Photography pour Culture METAL.

🎙 L’interview de Diva de Nervosa par SAMM pour Culture METAL sera publiée d’ici quelques jours dans le webzine. D’ici-là, restez à l’affût !

NB : Toute reproduction interdite sans autorisation écrite de nos photographes.

Igorrr : Spirituality and Distorsion

La tournée européenne de promotion du nouvel et quatrième album studio Spirituality And Distortion du groupe de Gautier Serre qui était programmé à l’origine au printemps 2020 a été une nouvelle fois reportée à l’automne 2021. Dès le mardi 19 octobre 2021, soit dans dix mois jour pour jour, Igorrr prendra ainsi la route en compagnie de Drumcorps (electronic hardcore punk – États-Unis 🇺🇸) et d’Otto Von Schirach (avant-garde/breakcore/cuba bass – États-Unis 🇺🇸) !

Mi cubain, mi allemand, Otto Von Schirach est né en 1978 dans le quartier de Little Havana à Miami. Sa grand-mère pratiquait la religion santeria et la magie blanche, ce qui ouvrit ses yeux d’enfants sur l’étrange et le bizarre. Otto a grandi en écoutant de la Miami Bass, du Gore Grind, du Gangsta Rap mais aussi de l’Afro Cuban Noise. En 1995, Otto achète sa première boîte à rythmes auprès d’un fumeur de crack, à seulement deux rues de la maison de sa mère. De là naît sa passion pour les percussions crasseuses et le fuzz boueux. 

La tournée européenne Spirituality And Distortion débutera et s’achèvera en France (débutera le mardi 19 octobre au 106 à Rouen, s’achèvera le samedi 18 décembre 2021 au CCM John Lennon à Limoges). Au total, vingt dates françaises, dont une nantaise au Stéréolux le samedi 30 octobre 2021, une parisienne au Trianon le samedi 11 décembre 2021 et une lyonnaise au Ninkasi Gerland / Kao, le mardi 14 décembre 2021. D’ici là, Igorrr est reprogrammé cet été au MetalDays en juillet 2021 ainsi qu’au Motocultor en août 2021

Le live donnera enfin une toute nouvelle ampleur à Very Noise, Parpaing ou encore Camel Dancefloor ; titres et clips que je vous présente ici. 

Igorrr a sorti son quatrième album le vendredi 27 mars 2020 via Metal Blade Records. Spirituality And Distortion, qui se conçoit comme un tout, n’a aucun scrupule à acoquiner les formes plus extrêmes de metal à la décadence de la musique baroque au sein de rythmiques jazz, techno, country, détruites au beat repeater, comme l’affirme sa piste d’ouverture, Downgrade Desert qui nous emmène au cœur du désert, dont voici le clip qui est sorti le jeudi 2 avril 2020. « Grands espaces, météorite et intro toute en apothéose. »

Le mardi 17 mars 2020, à dix jours de sa sortie Spirituality And Distortion, se dévoilait encore avec un nouvel extrait Camel Dancefloor.

Le mercredi 15 janvier 2020, Igorrr précisait la date de sortie de son nouvel et quatrième album Spirituality And Distortion via Metal Blade Records et dévoilait un premier single Very Noise dont le clip que voici, a été réalisé par le collectif Meat Dept.

VERY NOISE | Igorrr | Collectif Meat Dept. : David Nicolas, Laurent Nicolas, Kevin Van Der Meiren France | 2019 | 2 min | Technique animation 3D

Very Noise a d’ailleurs été présenté par le Festival National du Film d’Animation lequel, faute d’avoir eu lieu à Rennes Métropole du 8 au 12 avril 2020, en raison de la crise sanitaire actuelle, avait mis en ligne une partie de sa programmation visible du 8 avril au 8 mai 2020 sur KuB.

Festival national du film d'animation 2020 bis

« Very Noise est une tentative de transcrire en images la synthèse les nombreux témoignages de victimes d’accidents vasculaires cérébraux que nous avons recueillis ces dernières années. Environ trois quarts de ces victimes sont des hommes blancs hétérosexuels de plus de cinquante ans. Les visions qui découlent de ces expériences ont en commun les névroses de cette catégorie de la population : troubles de l’identité, angoisses existentielles liées à des problèmes d’érection, phénomènes de transfert vers une image du père, désir ardent d’activités extrêmes mais ludiques comme le motocross ou l’escalade en solo… La notion d’abstraction figurative est également très importante dans les histoires, c’est une forme de lien entre deux idées qui se confrontent. On pourrait parler d’un remède à la dissonance cognitive générée par la superposition des fantasmes.« 

  Spirituality And Distortion

Spirituality And Distortion

Metal Blade Records

27 Mars 2020

Durée :  55 minutes 36

Style : BaroqueCore

SPIRITUALITY AND DISTORTION’s TRACKLIST :

 01. Downgrade Desert

02. Nervous Waltz

03. Very Noise

04. Hollow Tree

05. Camel Dancefloor

06. Parpaing

07. Musette Maximum

08. Himalaya Massive Ritual

09. Lost In Introspection

10. Overweight Poesy

11. Paranoïd Bulldozer Italiano

12. Barocco Satani

13. Polyphonic Rust

14. Kung-Fu Chèvre

IGORRR’s DISCOGRAPHIE 

Spirituality And Distortion – 2020
Savage Sinusoid – 2017
Maigre – EP – 2014
Hallelujah – 2012
Nostril – 2010
BaroqueCore – EP – 2010
Moisissure – Demo – 2008
Poisson Soluble – Demo – 2006
Démo – Demo – 2004

 

À propos d’IGORRR   

Sur scène, Igorrr se produit sous la forme d’un duo de vocalistes : Laure Le Prunenec et Laurent Lunoir (Öxxö Xööx) et d’un batteur : Vaincain. Toutefois, Igorrr est d’abord une oeuvre signée Gautier Serre. Musicien, compositeur et producteur, Gautier Serre mélange des genres musicaux disparates : du metal au breakcore en passant par la musique baroque. Dès sa jeunesse, ses goûts musicaux s’étalent de Domenico Scarlatti ou Chopin à Cannibal Corpse et Aphex Twin. A l’époque, Gautier Serre n’apprécie guère ce que diffusent les radios, les majors et la télévision et se lance alors dans une musique qu’il qualifie lui-même de « forme de liberté musicale totale ». Igorrr sort deux albums-démo en auto-production : Poisson Soluble en 2006 et Moisissure en 2008 puis ses deux premiers albums Nostril en 2010 et Hallelujah en 2012 chez Ad Noiseamlabel indépendant allemand de musique électronique. Acteur désormais incontournable de la scène breakcore electro baroque, Igorrr sort un EP : Maigre en collaboration avec Ruby My Dear en 2014 et toujours chez Ad NoiseamEn février 2017, Igorrr signe avec le label Metal Blade Records et sort son troisième album studio, Savage Sinusoid qui a été composé sur quatre années et enregistré au Improve Tone Studio et auquel de nombreux musiciens ont participé.

À propos de SPIRITUALITY AND DISTORTION

Avec Spirituality And Distortion, Igorrr reprend les choses là où il les avait laissées avec Savage Sinusoid, tout en les poussant davantage dans leurs retranchements. Spirituality And Distortion laisse la part belle à Laure Le Prunenec et Laurent Lunoir (Öxxö Xööx) et rassemble divers musiciens : le violoniste Timba Harris, le bassiste Mike Leon (Soulfly, ex-Havok), le pianiste Matt Lebofsky ou encore Mehdi Haddab à l’oud ; plusieurs chanteurs, Pierre Lacasa et Jasmine Barra sur Kung-Fu Chèvre (qui avait déjà participé aux titres Vegetable Soup et Cheval sur Savage Sinusoid) et George “Corpsegrinder” Fisher, vocaliste de Cannibal Corpse sur Parpaing. Tout comme Savage Sinusoid, Spirituality And Distortion a été enregistré au Improve Tone Studio.

« Life is not only one color. These 14 tracks are a journey through different states of mind I’ve been through. » (Gautier Serre)

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Igorrr au Metal Cuture(s) VIII

📸 Igorrr au Metal Culture(s) 2018 par Amandine Briche pour Culture METAL https://culturemetal.com/2018/05/31/igorrr-au-metal-cultures/

Igorrr au Metal Culture(s)

📸 Igorrr au Motocultor 2017 par Amandine Briche pour Culture METAL https://culturemetal.com/2017/10/10/igorrr-au-motocultor-2017/

Igorrr au Motocultor 2017

12e édition du Motocultor en 2021

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Festivals 2021 : Y croyons-nous encore ?

Nous sommes en droit d’en douter à la suite de la lettre ouverte du Hellfest à la ministre de la Culture qui a été publiée aujourd’hui en ce lundi 18 janvier 2021, sur les réseaux sociaux, que je partage ici :

Si Ben Barbaud partage le pessimisme de la majorité des festivaliers quant au non-retour des festivals d’été en plein d’air, pour quelle raison n’annule-t-il pas l’édition 2021 du Hellfest ? Le directeur et fondateur du premier festival de metal de France donne lui-même la réponse à notre interrogation dans la vidéo du média Brut. 👇

À la suite des premiers États Généraux des festivals français d’octobre 2020 en Avignon, une tribune de 119 festivals de musiques actuelles cosignataires (dont le Hellfest) avait été publiée le vendredi 27 novembre 2020. L’objectif de la tribune était de mobiliser le public et d’afficher l’optimisme et la détermination des organisateurs de festivals en prévision de la saison 2021 en réaction à la liste des annulations de l’année 2020. La volonté de rester mobilisé est dans les propos des organisateurs de festivals depuis la rentrée de septembre 2020 et preuve en est qu’ils y croyaient, puisqu’ils étaient plus d’une centaine à signer cette tribune. Parmi les signataires, on cite plusieurs festivals de metal outre le Hellfest : le Motocultor, le Sylak, l’Xtreme Fest et le Rock Your Brain. 🤘

Je partage aussi ici le bilan des festivals 2020 par le site Tous Les Festivals.

https://www.touslesfestivals.com

Exocrine au Mondo Bizarro

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des concerts en salles, de l’époque où les groupes partaient en tournée, sillonnaient les routes et écumaient les salles et les cafés-concerts, à l’époque où ceux-ci existaient encore ? Je vous invite ainsi à un retour en images inédit sur une soirée mémorable de quatre concerts éclectiques. A l’affiche, quatre groupes de metal français : Pitbulls In The Nursery, Exocrine, Ceild et Geostygma ont partagé la scène du Mondo Bizarro à Rennes, voici deux ans, le jeudi 10 janvier 2019. La soirée était organisée par Ankou Prod, association rennaise organisatrice de concerts et c’est l’une des meilleures que j’ai vécue au Mondo pour ma part. Par la même occasion, je rends aussi mon hommage par le souvenir en images au Mondo Bizarro, célèbre café-concert underground rennais qui a fermé le rideau en raison de la crise sanitaire actuelle mondiale. 😷

A la suite de Ceild et Geostygma, Exocrine prenait le flambeau des hostilités au Mondo Bizarro le 10 janvier 2019 ! Le groupe de death metal progressif a été fondé à Bordeaux en 2013 par Sylvain Octor-Perez, guitariste lead. Exocrine est formé par le bassiste et vocaliste Jordy Besse, les guitaristes Nicolas La Rosa et Sylvain O.P. et depuis 2018 par le batteur Théo Gendron. Le groupe de death metal progressif a sorti quatre albums studio : Unreal Existence en 2015 et Ascension en 2017 via Great Dane Records d’une part et d’autre part, Molten Giant en 2018 et le dernier, Malestrom le vendredi 26 juin 2020 via Unique Leader Records. Exocrine se produira lors de la 15e édition du Hellfest, le dimanche 20 juin 2021 sur l’Altar. En attendant, je vous invite à un retour en images sur le concert de Exocrine au Mondo Bizarro le jeudi 10 janvier 2019 par Amandine Briche pour Culture METAL !

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