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janvier 2021

La Bête Aveugle à la Péniche El Alamein

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des artistes sur scène dans les cafés-concerts ? La Bête Aveugle, le quintet de poésie blues-punk clôturait le bal de la soirée Give Me Four à la Péniche El Alamein à Paris, voici un an, le vendredi 24 janvier 2020, aux côtés de Kristina Vaughan et de ses ballades piano-guitare-voix en ouverture, de Jikaëlle et de ses chansons folk francophones pour une voix et deux guitares,de la tête d’affiche rock funk Jadallys et du duo folk The Soundflowers avec Paris Jackson et son compagnon Gabriel Glenn.  

📸 Retour souvenir en images sur le concert de La Bête Aveugle à la Péniche El Alamein, le vendredi 24 janvier 2020 par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘

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Paris Jackson à la Péniche El Alamein

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des artistes sur scène dans les cafés-concerts ? Le duo folk The Soundflowers avec Paris Jackson et son compagnon Gabriel Glenn se produisait lors de la soirée Give Me Four à la Péniche El Alamein à Paris, voici un an, le vendredi 24 janvier 2020, aux côtés de Kristina Vaughan et de ses ballades piano-guitare-voix en ouverture, de Jikaëlle et de ses chansons folk francophones pour une voix et deux guitares, de la tête d’affiche rock funk Jadallys et de La Bête Aveugle, quintet de poésie blues-punk en clôture. Paris, la fille de Michael Jackson était l’invitée surprise de la soirée parisienne. Avec son compagnon Gabriel Glenn, le duo a sorti en 2020 The Soundflowers, un premier EP de cinq titres folk.

📸 Retour souvenir en images sur le concert de Paris Jackson à la Péniche El Alamein, le vendredi 24 janvier 2020 par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘

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The Chant Of Trees : premier album

💿 The Chant Of Trees est né de l’union des cultures germaniques et celtes, au fond de la forêt où l’âme touche les pierres et les rivières, à l’initiative de Zahaah (alias Frederic Guillermain), le cerveau du groupe Himinbjorg, le groupe de black metal pagan et viking originaire de Chambéry en Auvergne-Rhône-Alpes. Son nouveau projet qui fait la part belle à l’acoustique, se définit comme du folk metal méditatif et se concrétise aujourd’hui même, en ce vendredi 29 janvier 2021, par la sortie physique d’un premier album sur Shaman Voice Production. Le pressage de l’œuvre a été réalisé dans le format d’un somptueux digipack A5 avec des œuvres visuelles d’artistes aussi inspirés que sont Pascal Moguérou et David Thiérrée. Aussi, la sortie digitale sur toutes les plateformes en ligne est prévue au lundi 1er février 2021.

🎥 Un premier clip éponyme est sorti le lundi 30 novembre 2020 ; musique et images magnifiques…

🎧 À l’écoute de l’album, les chants s’élèvent et se mêlent tour à tour aux guitares ainsi qu’aux sons de la forêt, des ruisseaux et des cascades, à travers différents tableaux. Les mélodies sont ambiantes, planantes, éthérées, avec quelques incartades tumultueuses. Tribale, la musique mélancolique, chamanique et acoustique de The Chant Of Trees nous emmène dans un voyage à travers le monde suprasensible du monde animiste et permet un retour à l’équilibre et à la pacification des énergies au sein de la conscience. C’est une rencontre avec notre essence profonde, un voyage apaisant dans notre intérieur infini, une communion avec un murmure si diffus dans les brumes du monde moderne.

The Chant Of Trees’ tracklisting :

  1. The Chant Of Trees
  2. Along The Stream
  3. Gaze Of Time
  4. The Boundless Seas Part 1
  5. The Boundless Seas Part 2
  6. Heilaah
  7. War Day
  8. Shaman
  9. Springtime Of The Soul
  10. The Absolute
  11. The Dawn

The Chant Of Trees’ line-up :

FREDERIC au chant, à la guitare et au clavier, BAPTISTE à la boha, à l’aboès, à la mandoline, au tin whistle à la guitare électrique et acoustique, SVEN à la guitare, SARA et ELISABETH au chant, LUCILLE au violon et PIERRE au bouzouki et aux flûtes…

🎸 Baptiste Labenne, le vocaliste et guitariste du groupe de folk metal originaire de Riscle en Occitanie, Boisson Divine, a collaboré à l’album. Baptiste avait déjà collaboré avec Zahaah sur le dernier album de Himinbjorg, Wyrd sorti en 2015 chez European Tribes. Boisson Divine a d’ailleurs sorti son dernier album La Halha le vendredi 27 mai 2020 chez Brennus Music/Believe Music.

📸 The Chant Of Trees à Et Il N’Y Aura Plus De Nuit par Emeline pour Culture METAL

The Chant Of Trees s’était produit à l’évènement Et Il N’Y Aura Plus de Nuit le samedi 7 septembre 2019 à 15h30 à Audierne.

Achetez l’album et/ou le merchandising de The Chant Of Trees via la boutique en ligne http://www.himinbjorg.fr/shop

Soutenez et contribuez à la campagne de financement participatif de The Chant Of Trees 👉 https://www.okpal.com/the-chant-of-trees/#/

📕 Autres lectures sur Culture METAL

Magic Card or Metal Band ?

Fans de Metal et de Magic ? Alors vous devriez faire un sans faute au quizz qui suit dans la vidéo 👇

Magic: The Gathering (Magic : L’Assemblée) est un jeu de cartes à jouer et à collectionner, inventé en 1993 par l’américain Richard Garfield, professeur de mathématiques et concepteur de jeux. Au-delà du jeu, Magic a imaginé sa propre fiction dans une cohérence qui se déroule dans une multitude d’univers : le « multivers » se développe à chaque nouvelle extension lorsqu’un ensemble d’environ 300 cartes inédites complète alors le jeu multivers. Magic comprend déjà une centaine d’extensions qui traversent de nombreux plans ou univers. Il existe par exemple, un univers (ou un plan) égyptien Amonkhet, un univers (ou un plan) grec Theros, un univers hyper-urbanisé Ravinca, etc… Les extensions correspondent à des plans ou des univers qui traversent les cinq couleurs de magie : blanche, noire, rouge, bleue et verte ; chacune ayant ses spécificités. Theros est un plan inspiré de la mythologie grecque et Amonkhet, un plan inspiré de la mythologie égyptienne. Jeu de plateau à l’origine, Magic a été fidèlement adapté en version numérique sur PC. Il s’agit de Magic Arena.

Aussi, Wizards Of The Coast, la compagnie dont fait partie Magic: The Gathering sort aujourd’hui même, en ce jeudi 28 janvier 2021 une nouvelle extension de 285 cartes inédites. Kaldheim parcourt un univers jusqu’ici inexploré, inspiré des mythologies nordiques et scandinaves avec des dieux, des géants, des héros… Kaldheim embrasse ainsi le monde des vikings dans lequel les dieux sont mortels, à l’instar des dieux scandinaves. Dans Theros ou Amonkhet, les dieux sont immortels et indestructibles, à l’instar des dieux grecs et égyptiens. Certains personnages et créatures légendaires de Magic, les planswalkers (ou arpenteurs) ont la capacité de traverser des plans ou des univers, comme Kaya qui va de Ravinca, son plan d’origine, vers Kaldheim à la recherche d’un autre personnage Liliana. Il y a lien avéré entre l’histoire inventée par Magic et les capacités des cartes des personnages et des créatures qui font avancer l’histoire en perpétuel avancement de Magic.

La nouvelle extension de Magic: The Gathering, Kaldheim a été présentée lors du Kaldheim Fest où se produisait un groupe inédit pour des interludes heavy metal : Immersturm a été formé pour l’occasion en référence à l’un des dix royaumes de Kaldheim, autour de Yggdrasil, l’Arbre Monde. Le Kaldheim Fest a été diffusée en direct sur la chaîne YouTube de Magic, le jeudi 7 janvier 2021, soit trois semaines en amont de la sortie de l’extension Kaldheim. Depuis, la vidéo totalise 137 640 vues. De nouvelles cartes sont dévoilées dans la vidéo dans laquelle intervient entre-autre le responsable du marketing événementiel, Don Maddock, « Manager of Fun Times and Chaos« . Celui-ci introduit les groupes de metal ayant participé à la promotion de la nouvelle extension Magic. En effet, plusieurs groupes internationaux de metal, tels Angra le groupe brésilien de power metal progressif, Smoulder le groupe canadien de heavy/doom metal épique, Rhapsody Of Fire, le groupe italien de power metal symphonique, Oceans Of Slumber le groupe américain de rock/metal progressif, Amon Amarth le groupe suédois de death metal mélodique, Torche le groupe américain de stoner/sludge metal/rock et Mastodon américain de rock/metal progressif ont dévoilé chacun en avant-première une carte inédite de Kaldheim sur les réseaux sociaux.

📸 Amon Amarth au Knotfest/Hellfest 2019 par Jeremie Foucher pou Culture METAL 🤘
🎧 Playlist

Avec l’arrivée de l’extension Kaldheim, Magic Arena deviendra disponible sur les smartphones les plus récents et performants.

https://magic.wizards.com/fr

À vos decks ! Prêts ! Piochez !

Pitbulls In The Nursery au Mondo Bizarro

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des concerts en salles, de l’époque où les groupes partaient en tournée, sillonnaient les routes et écumaient les salles et les cafés-concerts, à l’époque où ceux-ci existaient encore ? Voici deux ans, quatre groupes de metal français alors en tournée : Pitbulls In The Nursery, Exocrine, Ceild et Geostygma sillonnaient les routes et écumaient les salles et les cafés-concerts de France et d’Espagne. La tournée After The Storm Tour a débuté au Mondo Bizarro à Rennes, le jeudi 10 janvier 2019 et s’est achevé voici deux ans jour pour jour à l’Usine à Musique à Toulouse, le dimanche 27 janvier 2019. Aussi, je vous invite à un retour en images inédit sur la soirée mémorable avec Pitbulls In The Nursery, Exocrine, Ceild et Geostygma en concert au Mondo Bizarro à Rennes, voici deux ans, le jeudi 10 janvier 2019. La soirée était organisée par Ankou Prod, association rennaise organisatrice de concerts et c’est l’une des meilleures que j’ai vécue au Mondo pour ma part. Par la même occasion, je rends aussi mon hommage par le souvenir en images au Mondo Bizarro, célèbre café-concert underground rennais qui a fermé le rideau en raison de la crise sanitaire actuelle mondiale. 😷

Pitbulls In The Nursery clôturait le bal des hostilités de la soirée jeudi 10 janvier 2019 au Mondo Bizarro. 

Le groupe francilien de death metal technique et progressif originaire de Rambouillet a été fondé en 1997 par le batteur Jerry Farion et le guitariste Saim Thevenet. Le bassiste Francesco Ugarte et le guitariste Mat Commun ont rejoint la formation en 2001. PITN a sorti un premier album Lunatic en 2006. Le vocaliste Cédric Marcel a remplacé Panda en 2007 et Tersim Backle l’a remplacé entre 2011 et 2016. PITN a sorti un second album Equanimity en 2015.

📸 Retour en images sur le concert de Pitbulls In The Nursery au Mondo Bizarro par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘 Lire la suite

Jikaëlle à la Péniche El Alamein

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des artistes sur scène dans les cafés-concerts ? Jikaëlle chantait ses chansons folk francophones pour une voix et deux guitares, lors de la soirée Give Me Four à la Péniche El Alamein à Paris, voici un an, le vendredi 24 janvier 2020, aux côtés de Kristina Vaughan et de ses ballades piano-guitare-voix, de la tête d’affiche rock funk Jadallys, du duo folk The Soundflowers avec Paris Jackson et son compagnon Gabriel Glenn et enfin de La Bête Aveugle, quintet de poésie blues-punk en clôture. 

Pour la sortie de son troisième album, Entre ici et ailleurs, Jikaëlle chantait et jouait à la guitare quelques-unes de ses nouvelles chansons telles Elle Chavire, bulles poétiques aux couleurs folk et acoustiques ! Jikaëlle était accompagnée du guitariste Bernard Léchot, son compagnon musical depuis ses débuts.

📸 Retour souvenir en images sur le concert de Jikaëlle à la Péniche El Alamein, le vendredi 24 janvier 2020 par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘

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Kristina Vaughan à la Péniche El Alamein

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des artistes sur scène dans les cafés-concerts ? Kristina Vaughan ouvrait avec ses ballades piano-guitare-voix, la soirée Give Me Four à la Péniche El Alamein à Paris, voici un an, le vendredi 24 janvier 2020, aux côtés de Jikaëlle et de ses chansons folk francophones, de la tête d’affiche rock funk Jadallys, du duo folk The Soundflowers avec Paris Jackson et son compagnon Gabriel Glenn et enfin de La Bête Aveugle, quintet de poésie blues-punk en clôture. 

Pianiste, guitariste et chanteuse, Kristina Vaughan a joué en solo mais aussi accompagnée du violoncelle, saxophone et percussions dans des salles parisiennes (le Sunside-Sunset, La Bellevilloise) ou encore new-yorkaises (The Bitter End), etc. Son premier album pop romantique The Art of Love qui est sorti 2018, se compose de 12 titres originaux. Kristina Vaughan travaille à son second opus pop-rock, A Year in the Dark.

📸 Retour souvenir en images sur le concert de Kristina Vaughan à la Péniche El Alamein, le vendredi 24 janvier 2020 par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘

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Jadallys à la Péniche El Alamein

Vous souvenez-vous de l’époque de plus en plus lointaine des groupes sur scène dans les cafés-concerts ? Le sextet parisien de rock funk Jadallys se produisait en tête d’affiche de la soirée Give Me Four à la Péniche El Alamein à Paris, voici un an, le vendredi 24 janvier 2020, aux côtés de Kristina Vaughan et de ses ballades piano-guitare-voix en ouverture, de Jikaëlle et de ses chansons folk francophones, du duo folk The Soundflowers avec Paris Jackson et son compagnon Gabriel Glenn et enfin de La Bête Aveugle, quintet de poésie blues-punk en clôture.

📸 Retour souvenir en images sur le concert de Jadallys à la Péniche El Alamein, le vendredi 24 janvier 2020 par Amandine Briche pour Culture METAL 🤘

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Interview de Diva Satanica, chanteuse de Nervosa

💿 Nervosa, le groupe d’origine brésilienne a sorti en ce vendredi 22 janvier 2021, son nouvel et quatrième album chez Napalm Records: Perpetual Chaos. Fort d’un talentueux nouveau line-up, le groupe féminin de thrash metal comporte la guitariste brésilienne et membre fondatrice Prika Amaral et les nouvelles membres : : la chanteuse espagnole Diva Satanica, la bassiste italienne Mia Wallace et la batteuse grecque Eleni Nota.

 

🎙 L’interview de Diva de Nervosa par SAMM pour Culture METAL 🤘

SAMM: Hello Diva, comment vas-tu aujourd’hui?

Diva: Oh, je vais bien. Il neige aujourd’hui à Madrid. Ce n’est pas très commun ici alors je suis un peu excitée.

Je voulais savoir quels ont été les débuts du nouveau lineup de Nervosa, comment tu as rencontré Prika, Eleni et Mia.

Prika nous a envoyé un message il y a quelques mois en nous demandant si nous voulions faire une audition pour le groupe. Alors imagine ! Nous étions au milieu de cette situation de pandémie, j’étais en pyjama dans mon salon. Et pour moi c’était comme « Oh mon Dieu, un message de Prika Amaral, c’est dingue ». Et évidemment, je lui ai demandé ce qu’elle voulait que je fasse. Je lui ai envoyé des vidéos où j’interprétai certaines des anciennes chansons. Et après quelques réunions et appels vidéo, elle nous a juste fait part de ses choix et me voilà !

Nervosa est à l’origine un groupe brésilien et devient international avec des membres venant d’Espagne, de Grèce et d’Italie. Qu’est-ce que cela change?

C’est une situation particulière parce que nous étions quatre étrangères, de quatre pays différents. Les cultures étaient donc complètement différentes pour nous y compris la langue. Mais je ne sais pas pourquoi nous avons ressenti une connexion instantanément depuis le tout début. Je pense que la musique rend possible ce genre de choses. Même en vivant très loin les unes des autres, il y a ce point commun grâce à la musique, des intérêts communs, et elles sont toutes très décontractées. Il est donc très facile de travailler avec elles. Et oui, nous sommes très heureuses de partager toutes nos expériences et ces différents horizons. Et c’est très bien aussi pour la musique. Alors oui, ça a été incroyable.

Ce n’était pas compliqué à gérer ? Notamment pour les répétitions ?

Au début nous n’étions pas au top pour communiquer en anglais. Alors il suffisait à Prika de nous montrer quelques mots en brésilien ou on échangeait en espagnol, également en italien car ce sont des langues romaines. Et c’est très facile de se comprendre de cette manière. Mais il y a des situations amusantes car parfois moi je parle à Eleni en italien et Eleni répond en grec et on se comprend parfaitement. Et c’est quelque chose de magique. Au début, c’était très intense, parce que, comme je l’ai dit, nous ne nous connaissions pas. Mais oui, ça a été plus facile que je ne le pensais.

Dans quelles conditions avez-vous enregistré Perpetual Chaos, le quatrième album de Nervosa ? C’était donc la première fois que vous vous rencontriez, à Malaga je crois ?

Nous avons passé environ trois mois à travailler à distance, chacune de nous de la maison, à partager des idées en utilisant Internet et à échanger des opinions sur un riff ou un concept ou des paroles. Nous sommes parties de rien hormis quelques thèmes que Prika gardait depuis longtemps, et nous avons dû écrire toutes les paroles. Et de toute façon, nous avons fait tous les arrangements en studio avec notre producteur Martin Furia. Il a fait un travail incroyable car il a cette capacité de capter l’essence de Nervosa car il a déjà travaillé avec le groupe. C’est un parolier incroyable, alors il a apporté beaucoup d’idées incroyables ce qui a facilité les choses. Et en août dernier, après trois mois de travail, nous sommes entrées dans le studio de Malaga. C’était notre toute première rencontre en personne alors c’était un peu bizarre à cause de la situation. Quand je suis arrivée à l’aéroport, je ne savais pas si je devais les serrer dans mes bras ou pas. Je ne voulais pas être impolie mais je ne savais pas si vous elles se sentaient à l’aise avec ça. Mais de toute façon, nous étions sur le point de partir ensemble pendant un mois, et tout le monde avait fait ses tests COVID. Alors on s’est embrassées. C’était étrange au début, mais c’était une expérience incroyable à vivre.

Que penses-tu de ce tout nouvel album, par rapport aux albums précédents?

Je pense qu’il offre une perspective plus large en parlant de paroles et de musique, parce que évidemment Prika étant le membre fondateur, elle a gardé l’essence de Nervosa et des albums précédents, cette atmosphère thrash du groupe. Évidemment, avoir trois nouveaux membres apporte quelque chose de nouveau car nous venons d’horizons différents. Mia a une carrière incroyable dans la scène black metal avec Abbath et Triump of Death. Eleni a travaillé avec de nombreux groupes de metal progressif. Elle a également un autre groupe, Mask of Prospero. Et je travaille sur la scène du death metal depuis plusieurs années. Donc tout ce brassage donne quelque chose de vraiment intéressant à écouter, je pense parce que cet album est très différent des autres. Je pense qu’on peut même ressentir le classique avec des chansons comme « Rebel Soul », par exemple, voire même du punk.

Et c’est incroyable parce que nous n’avions aucune idée de la façon dont cela allait sonner, mais pendant le travail en studio, tout a été une grande surprise pour nous. On enregistrait nos parties et ça sonnait vraiment bien. Je ne m’attendais pas à une si grande différence entre les titres. Et je pense que c’est très bien parce que vous ne vous ennuyez pas en écoutant d’un son à l’autre. J’en suis très heureuse.

Et alors comment avez-vous travaillé ensemble en tant que groupe en particulier lors de cette session à Malaga?

Normalement, vous pouvez aller ensemble au studio et tout enregistrer mais là, à cause de la situation, nous avons dû y aller séparément. Donc Prika est d’abord allée au studio où elle a enregistré les guitares. Et puis Eleni y est allée à son tour enregistrer la batterie. Mia est arrivée la troisième semaine et elle a enregistré les lignes de basse. Et j’étais la dernière alors j’ai passé environ une semaine et demie à enregistrer les voix et ensuite on a vérifié les arrangements toutes ensemble la dernière semaine.

Quelles sont tes influences dans la musique ?

J’écoute presque tous les styles de musique. Je suis très années 70 donc j’aime le son de certains groupes comme Pristine ou Blues Pills avec beaucoup de vibes bluesy et ensuite passer à Imperial Triomphant, une atmosphère noire avec des vibrations jazzy et des trompettes. Si nous parlons de chant, probablement que Sabina Classen de Holly Moses et Angela Gossow ont été mes toutes premières expériences dans cette scène metal extrême parce que j’ai commencé à essayer d’apprendre il y a dix ans environ. Et à cette époque, Angela était la pionnière pour ce genre de projet. C’était donc une très grande inspiration pour moi, c’est sûr. Et peut-être aussi Tristessa de Astarte est une femme qui a eu un impact sur moi, car elle a été la toute première à avoir un groupe de black metal féminin dans les années 90. C’était quelque chose de tout à fait notable dans l’histoire de musique. Alors je peux dire toutes les trois sont mes toutes premières références.

En parlant d’influence, je me souviens t’avoir vue sur The Voice en 2017 et m’être dit à ce moment-là que tu étais en train d’ouvrir une porte pour le grand public et on le voit aujourd’hui avec Tatiana de Jinjer ou Stephanie Stuber en Allemagne.

C’est très gentil et j’essaye de m’améliorer. Lorsque l’on travaille avec des professionnels, on découvre simplement qu’on doit apprendre beaucoup de choses et travailler très dur pour y arriver.

Comment as-tu travaillé ta voix pour obtenir ce contrôle et cette diversité?

Eh bien, ça a été difficile pour moi parce que quand j’ai commencé à apprendre, j’ai juste essayé de trouver une école de musique et personne ne m’a aidée parce qu’ils m’ont juste dit qu’ils n’enseignaient pas cette technique et donc il ne s’est jamais rien passé. J’ai donc dû apprendre des chansons de Christina Aguilera ou Aretha Franklin. Mais ce n’était pas du growl. Donc pour moi, c’était très frustrant au début. Et j’ai décidé d’essayer moi-même, j’ai demandé à beaucoup de chanteurs de metal extrême, personne ne pouvait m’aider parce que personne n’avait idée de ce qu’ils faisaient. Alors j’ai assisté à des spectacles. Et je me souviens que je me tenais au premier rang et que je regardais juste les chanteurs comme une psychopathe juste pour apprendre comment cela pourrait fonctionner, l’expression du visage, la respiration, l’utilisation du diaphragme et j’ai aussi regardé beaucoup de tutoriels. Je me souviens de tous mes week-ends, tard le soir, à regarder des vidéos et des tutoriels juste pour comprendre comment les sons naissaient et puis le matin, entrer dans la salle de répétition et essayer de faire ou de répéter tout ce que j’avais vu dans les vidéos. Et cela a été difficile parce que lorsque vous apprenez seule, cela prend beaucoup de temps, bien plus que lorsque quelqu’un vous enseigne.

Je pense que j’ai commencé en 2010 ou quelque chose comme ça. Ma toute première émission, c’était en 2015 et c’était atroce mais j’étais très excitée. Et cela m’a fait réaliser que j’avais beaucoup de travail à faire. Cela a été difficile mais ensuite j’ai décidé d’essayer d’écrire toutes les choses que j’ai apprises avec le temps et j’ai commencé à assister à une master class pour les chanteurs en général. Là j’ai appris qu’il y avait beaucoup de choses en commun, évidemment. Cela m’a donc amené à mieux comprendre l’anatomie et tout. J’ai donc commencé à travailler avec un coach pour les débutants en growl et cela m’a vraiment aidée pour apprendre de nouvelles techniques, essayer de nouvelles choses, y compris pour des musiques extrêmes.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de chanter de cette façon?

J’ai toujours voulu faire partie d’un groupe de metal, j’ai essayé d’apprendre à jouer de la guitare, mais j’étais mauvaise, je ne pouvais jouer que des trucs genre « Smoke on the Water » . Quand j’ai essayé le chant mélodique, c’était horrible. J’ai donc abandonné beaucoup de cours de chant, car j’étais très frustrée à ce moment-là. Et quand j’ai découvert le métal extrême, il y a quinze ans environ, la toute première fois, j’ai eu peur, parce que je pensais que c’était impossible que cette voix vienne d’une personne ! Ensuite, c’est comme avec les films d’horreur, tu sais, tu t’habitues à ce qui t’a fait peur la première fois, et puis tu veux en voir de plus en plus. Je me suis habituée à l’extrême metal, et j’ai commencé à apprécier de plus en plus. Et à un moment je me suis dit que j’étais à ma place, que je pouvais growler.

Je veux parler des paroles. D’abord, merci d’avoir transmis les paroles, ce n’est pas si fréquent. Qui écrit les paroles? Et quel est le message qui est important pour vous?

Évidemment, cette époque que nous vivons a été une grande source d’inspiration pour nous  Mais ces morts que nous vivons maintenant nous renvoient aux tueries qui existent depuis des siècles et dont l’être humain a été responsable en grande partie. Nous voulions parler de guerre, de corruption, de questions politiques, de capitalisme, de maltraitance animale, tout ce qui avait contribué à cette perception du chaos que nous avons, mais aussi nous voulions envoyer un message positif à d’autres personnes qui ont eu des difficultés de quelque manière que ce soit. Et il y a quelques chansons comme « Time to Fight » par exemple, qui sont comme un appel à la rébellion et à défendre nos droits et dire non. Parfois nous allons juste comme un navire dans le sens du courant comme si tout était planifié et parfait. Non, nous voulons simplement arrêter de penser à ce que nous voulons et nous battre pour cela, car il est important de dire non à toutes ces choses négatives. Et oui, les paroles sont très importantes pour moi, évidemment, parce que je suis la chanteuse, et je dois être connectée  avec ce que je chante bien sûr, car c’est à travers cela que tu crées le lien avec les gens. Si tu ne le sens pas, ce n’est pas naturel. J’ai écrit beaucoup de paroles. Prika a également écrit beaucoup de paroles et fait quelques arrangements pour les versions finales. Et Martin Furia notre producteur est aussi un parolier incroyable, et il a vérifié toutes les chansons que j’ai écrites, juste pour voir si on pouvait trouver ce point commun à propos du chaos, avec tous les sujets dont nous parlions. Et je pense qu’il a fait un excellent travail. Il est génial. Et j’ai beaucoup appris de lui. Et actuellement, je pense que j’ai une façon de travailler très différente quand j’écris des paroles qu’avant. Je pense donc que cela a été très important pour moi, également en tant que chanteuse.

C’est la première fois que tu collabores avec Napalm Records, comment était-ce ?

C’était très différent pour moi. J’ai eu la chance de travailler avec des artistes incroyables ici en Espagne qui sont dans de grandes maisons de disques, comme Warner Records ou Sony. Mais quand c’est votre propre groupe, que vous faites partie de ce projet et que vous travaillez avec un grand label, les choses sont très différentes. C’est très professionnel et vous sentez qu’il y a un état d’esprit commun pour tout le monde qui travaille pour le même projet et pour atteindre les mêmes objectifs. Et c’est incroyable, car tu ressens qu’ils se soucient de ce que tu fais, qu’ils sont impliqués à propos de ton projet. Et ça c’est très excitant.

En parlant du COVID, comment as-tu géré cette année 2020?

Eh bien, je me sens très chanceuse. Parce qu’au milieu de ce chaos, j’ai eu une expérience incroyable en rejoignant ce groupe. Pour moi, malgré tous les faits, ça a été mon année à coup sûr. Donc je ne peux rien dire. Je vois que ma famille va bien, tout le monde autour de moi va bien. C’est donc une très bonne chose pour moi. Et évidemment, il y a beaucoup de gens qui souffrent et luttent vraiment avec cette pandémie. Mais oui, pour moi, ça a été plus que génial. J’ai beaucoup de chance car je vis à la campagne. Donc, tout est plus facile ici pour la vie quotidienne. Et j’avais un travail quotidien donc je n’ai pas perdu le sens de la routine. Et je devais travailler donc je veux dire, j’ai une maison, j’ai un travail, une famille. Je suis en bonne santé, donc je ne peux rien demander de plus.

Dans ce contexte comment vois-tu l’année à venir? Qu’en est-il des tournées pour promouvoir l’album?

Eh bien, il me vient à l’esprit ce morceau «  Expect the Unexpected » avec Chuck Schuldiner. Je ne sais pas ce qui va se passer l’année prochaine ou cette année, nous sommes tous dans la même situation, parfois ça peut sembler aller mieux et soudainement le lendemain, ça se dégrade. Nous avons beaucoup de projets, de tournées et de spectacles réservés pour les mois à venir. Nous essayons donc simplement de planifier et nous voyons ce qui se passe. Nous devons sortir un nouveau clip vidéo très prochainement. Il y a encore deux parties du documentaire sur les sessions d’enregistrement à révéler. Et nous travaillons sur de nouveaux trucs, juste au cas où nous pourrions jouer. Alors on croise les doigts.

As-tu déjà joué en France?

Non. Je vais au Hellfest depuis cinq ou six ans. Et pour moi, c’est mon festival préféré au monde. Mais je n’ai jamais eu la chance d’y jouer. Je suis allée une fois à Paris voir Sonata Arctica à L’Elysée Montmartre une semaine avant l’incendie de la salle. En parlant du Hellfest, je me souviens de beaucoup de groupes de metal extrême. Il y a une vraie place au Hellfest pour chaque catégorie, du metal extrême aux grands classiques du heavy metal. Nervosa était présent en 2016 et moi je rêve d’y retourner en tant qu’artiste. Un jour, qui sait?

Je te laisse le mot la fin pour envoyer un message aux fans français de Nervosa.

Je vais essayer en français mais j’ai un français très scolaire. D’abord merci beaucoup pour votre soutien et votre fidélité à Nervosa, pour les messages très positifs que j’ai reçus et j’ai hâte de pouvoir rencontrer tous les fans français, je l’espère, cette année. Prenez soin de vous et à bientôt.

Interview réalisée le 8 Janvier 2021 par SAMM
Photos © 2020 Didier Rive
t / Napalm Records
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

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