Les cinémas en France avaient fermé leurs portes le soir du samedi 15 mars. Aucune date de réouverture n’était alors envisagée. Nous ne le savions pas encore, mais nous nous en doutions. La France passerait alors un printemps en confinement, sans cinéma, ni évènements…

Aujourd’hui, en ce lundi 22 juin, les cinémas rouvrent leurs portes en France au bout de trois longs mois de fermeture. Certains cinémas ont d’ailleurs ouvert leurs portes dès minuit pour des séances exceptionnelles au creux de la nuit.

Certains films qui étaient sortis en salles le mercredi 11 mars sont alors repris dans la programmation de certains cinémas à partir du lundi 22 juin : c’est le cas du film Vivarium du réalisateur irlandais Lorcan Finnegan ; film qui avait été sélectionné par le festival international du film fantastique de Gérardmer dont la 27e édition se déroulait du 29 janvier au 2 février, l’un des rares festivals de l’année 2020 à avoir échappé de justesse à la crise sanitaire mondiale.

 

Synopsis : À la recherche de sa première maison, un jeune couple part en visite en compagnie d’un agent immobilier très bizarre. Le couple sera pris au piège dans un étrange lotissement aux tons de couleur vert-pomme. Tout contact est rompu.

Vivarium met en scène un couple prisonnier d’une cité-dortoir labyrinthe et au-delà, prisonnier d’un chemin de vie tout tracé et d’une société de consommation standardisée. Ce film m’a ébranlé. Je ne comprends pas qu’il n’ait pas reçu de prix à Gérardmer. Mais je ne vous dévoile rien ici, je ne vous gâcherai pas le plaisir ou l’angoisse que vous éprouverez dans cette maison-prison.

Ironie de l’histoire… Est-ce un film qui préfigurait le confinement ? Est-ce ce une sensation que nous avons éprouvé en confinement : d’être enfermé chacun à l’intérieur de sa maison-prison sans contact physique avec l’extérieur, notre automobile immobile, quand la nourriture et autres produits « essentiels » nous étaient livrés à notre porte ? Qu’en est-il de l’essentiel ?